“Education à la sexualité” à l’école en France : rassurés ? – 14 septembre 2018

Préambule au 26 septembre 2018

Je repartage mon analyse de la circulaire du BO, avec des questions qui appellent des réponses.
Je rappelle que je suis indépendante, et que je ne fais plus partie d’aucun collectif depuis l’été 2017, les orientations affichées se révélant très éloignées de mes propres préconisations et analyses.
Je rappelle que toute utilisation de mon nom pour cautionner tel ou tel propos ou communiqué que je n’aurais personnellement pas rédigé se révèlerait abusive.
Ma position est bien de supprimer toute mention à “l’éducation sexuelle” ou à “l’éducation à la sexualité” puisque ces termes proviennent des officines de Kinsey, et sont un paradoxe sémantique qui sidère la pensée (on n’éduque pas à une pulsion).
Le même constat s’applique sur les “droits sexuels” (le droit n’est pas celui d’une pulsion, il vise à contenir et refréner les pulsions sur le plan symbolique, et à les sanctionner lorsqu’elles causent des dommages à autrui).
Le 17 septembre 2018, suite à tout le travail d’alerte estival émis sur les réseaux sociaux par des citoyens et des professionnels (ayant d’ailleurs entraîné une série d’articles médiatiques plus que douteux, voire mensongers, pour contrer la vague informative), la mention des “Standards pour l’éducation sexuelle en Europe” a disparu du site de Canope, ce qui ne supprime pas le danger, bien au contraire, puisque je démontre les ramifications moins visibles avec les “Standards pour l’éducation sexuelle en Europe” de l’OMS dans ce communiqué.

Lettre du 14 septembre 2018

Chers tous,
La circulaire au BO de l’Education Nationale du 13 septembre 2018 sur « l’éducation sexuelle » est sortie !
Vous allez pouvoir être rassurés contre toutes ces rumeurs de conspirationnistes à en croire nos médias officiels.
Regardons cela de plus près…
« L’éducation à la sexualité se fonde sur les valeurs humanistes de liberté, d’égalité et de tolérance, de respect de soi et d’autrui. Elle doit trouver sa place à l’école dans un esprit de laïcité, de neutralité et de discernement. En effet, l’éducation nationale et l’ensemble de ses personnels agissent, en la matière, dans le plus grand respect des consciences et fait preuve d’une grande vigilance pour que les enseignements soient pleinement adaptés à l’âge des enfants.
Cette éducation vise à la connaissance, au respect de soi, de son corps et au respect d’autrui, sans dimension sexuelle stricto sensu à l’école élémentaire. Elle est complétée, à l’adolescence, par une compréhension de la sexualité et des comportements sexuels dans le respect de l’autre et de son corps. L’enfance et l’intimité sont pleinement respectées. »
OUF ! Nous sommes soulagés, en deux paragraphes de belles paroles.
Pour ceux qui souhaitent juste être rassurés, qu’ils s’arrêtent là.
 

Préambule : Fake News, France/OMS

Pour les autres, qui se demandent tout de même comment il est possible qu’un membre du gouvernement français qualifie publiquement de « faux documents » des documents de l’OMS, avec laquelle pourtant la France est en contrat, poursuivons…
« Marlène Schiappa s’est d’ailleurs insurgée contre cette “fake news” lors d’un récent Facebook Live. “On entend tout et n’importe quoi. […] Ça démarre à l’école primaire, puis au collège et au lycée. Il n’y a donc pas d’éducation à la vie sexuelle pour les enfants de 4 ans contrairement à ce que l’on entend”, a déclaré la secrétaire d’Etat, en dénonçant ceux qui “veulent attaquer l’école de la République française”.
Ces derniers s’appuyaient notamment sur un rapport du Centre fédéral allemand pour l’éducation à la santé (BZgA) pour l’OMS, datant de 2010 et intitulé “Standards pour l’éducation sexuelle en Europe”, qui n’est pas appliqué dans les écoles françaises. »
Une « Fake News » s’appuyant sur le document « Standards pour l’éducation sexuelle en Europe » qui ne serait pas appliqué dans les écoles françaises ?
Exemple (parmi tant d’autres, invalidant systématiquement la parole du gouvernement sur cette question de « l’éducation à la sexualité ») :
Sources :
LEGIFRANCE
P. 18-19 dudit référentiel, le Planning Familial cite ses sources, dont les fameux « Standards pour l’Education sexuelle en Europe, document qui « n’est pas appliqué dans les écoles françaises », nous dit-on (mais sert de « référent pédagogique » au Planning Familial, lequel intervient dans les écoles : cherchons l’erreur !).
Donc, pour les sceptiques et conspirationnistes comme moi, je vais tout de même continuer à poser quelques questions et approfondir… en soulignant tout de même les diffamations dont je fais régulièrement l’objet, ainsi que la censure et ce, alors que je ne me fonde que sur des analyses de documents officiels.
Ici, elles concernent le BO de l’EN, mais je peux tout aussi bien les renvoyer au ministère de la Santé, via son plan « Santé Sexuelle 2017-2030 » qui prévoit des interventions sur « l’éducation sexuelle » à partir de la maternelle.
 

Questions sur les supports pédagogiques et les contenus

1° Les programmes et formations sur « l’éducation à la sexualité » dans l’EN ou le ministère de la Santé font-ils référence au contenu idéologique de Kinsey ?
Citent-ils les « recherches » de Kinsey ou de ses disciples ?
Valident-ils les contenus des « Standards pour l’éducation sexuelle en Europe » de l’OMS, dont j’ai déjà établi les filiations avec Kinsey ?
Manifestement, oui, ne serait-ce qu’au travers de l’intervention du seul Planning Familial, c’est-à-dire des supposés « droits sexuels » des enfants et des références dites « pédagogiques » aux « Standards pour l’éducation sexuelle en Europe ». (cf. supra).
Il est important de rappeler que les documents de l’OMS ne se fondent sur aucune validité scientifique concernant le développement psychique de l’enfant et sa protection.
Les références scientifiques des « Standards pour l’Education sexuelle en Europe » sont en effet SIECUS et SENSOA :
SENSOA, organisme dit “scientifique” ayant servi de “caution scientifique” au développement du chapitre “le développement psychosexuel de l’enfant” dans les “Standards pour l’éducation sexuelle en Europe”, est sponsorisé par Durex et diffuse lui-même des images obscènes aux enfants, sans compter qu’il renvoie vers des sites pornographiques.
This was documented in a Time magazine article in 1980 called “Attacking the Last Taboo,” in which Pomeroy, Vice President of SIECUS’s Board of Directors stated, “It is time to admit that incest need not be a perversion or a symptom of mental illness,” he says. “Incest between . . . children and adults . . . can sometimes be beneficial.” John Money, also a SIECUS board member said, “Childhood sexual experience such as being the partner of a relative or of an older person need not necessarily affect the child adversely.” Time magazine called these people the “pro-incest lobby.”
Doit-on rappeler que SIECUS est l’organisme voué à la “pédagogie sexuelle” dans la lignée directe de Kinsey, avec John Money au BOARD ayant fait des déclarations en faveur de la pédophilie, et que Pomeroy, Vice Président de SIECUS a pu déclarer que “l’inceste entre enfants et adultes peut parfois être bénéfique ?”
Doit-on rappeler que SIECUS a été financé par Hugh Hefner, le fondateur de Playboy magazine face auquel la Pr. Judith Reisman a gagné son procès pour avoir dénoncé la diffusion de 6004 images pédopornographiques ?
2° Qui détermine que « les enseignements » sont « pleinement adaptés à l’âge des enfants », et sur quels critères ?
 
3° Qui établit le contenu de ces « enseignements », et sur quelles bases scientifiques/pédagogiques ?
4° Ces « enseignements » sont-ils, comme nous le précise M6, dispensés « en fonction des opportunités » ?
« Il n’y a pas d’heures de cours spécifiques consacrées à ce sujet mais en fonction des opportunités, les professeurs répondent aux questions des enfants, et parlent avec des mots simples de la connaissance de son corps, et un professeur de SVT ou de sport, avec parfois même des intervenants extérieurs » (le planning familial ou des associations) ?
Cf. p. 108-109 3ème édition de mon livre :
Cette éducation sexuelle est « interactive » (p. 14) selon « une approche holistique de l’éducation sexuelle qui commence dès la naissance ».
Elle est « multidisciplinaire » (p. 13) : il est question de n’importe quelle discipline, en «biologie, cours de civisme, orientation sociale, religion, philosophie », etc. « La biologie semble être la branche la plus évidente, mais d’après le pays, le type d’école ou d’autres critères encore, l’éducation sexuelle peut aussi être dispensée dans le cadre des cours de civisme, d’orientation sociale ou de compétences scolaires, de promotion de la santé, de philosophie, de religion, langues et sports.
Et elle est obligatoire : « sans clauses d’exception qui permettraient aux parents de retirer leurs enfants de la classe s’ils ont des objections sérieuses par rapport au programme » (p. 14). Ce caractère est totalitaire, c’est un caractère obligatoire qui contredit l’article 26 de la « Déclaration des droits de l’homme », sur le choix d’éducation prioritaire réservé aux parents.
En clair, les parents sont destitués de l’autorité parentale concernant « l’éducation sexuelle » selon ces « Standards », sur lesquels s’appuient les programmes des décideurs français concernant les enfants. Cette matière, « multidisciplinaire », va faire l’objet d’« objectifs d’apprentissage » (p. 16) et d’une évaluation « tangible » en matière de comportement (p. 15).
Cette « éducation sexuelle » est «anticipative». Citons : «Idéalement, les différents sujets sont introduits avant que l’enfant arrive au stade correspondant de développement » (p. 22, cf. supra).
Cette « éducation sexuelle » est donc transgressive et traumatique, puisque l’enfant n’est pas prêt à recevoir l’information: les«relations sexuelles»sont enseignées à l’âge de 6 ans (le texte en espagnol précise bien « con penetración »). Elle est aussi « participative ». L’enfant est « partenaire » de l’adulte dans une « éducation sexuelle participative » (p. 29) ; elle est « continue, multisectorielle, et contextuelle » (p. 30).
 
5° Pourquoi lesdits professionnels du développement psychique de l’enfant ne sont-ils pas consultés dans l’élaboration des « programmes » à la racine, ou encore, ne servent-ils pas de gardes-fous au regard de dérives manifestement déjà existantes, d’après les témoignages recueillis ?
 
6° Pourquoi cela s’appelle-t-il « éducation à la sexualité », en reprenant stricto sensu le terme créé par SIECUS (cf. supra), et créé pour véhiculer la « pédagogie sexuelle » sur la base des crimes sexuels commis par Kinsey, et non « prévention aux risques ? »
 
7° Sur l’adolescence, j’ai déjà analysé dans mon livre des dérives existantes dans le site onsexprime.fr, qui invoque d’ailleurs les “droits sexuels”. Peut-on par exemple considérer que l’intimité est « pleinement respectée » lorsqu’il s’agit de déballer sa première fois sur un site internet sous tutelle du gouvernement ou de lire celle des autres, ou lorsqu’il s’agit de faire des origamis avec les 7 positions sexuelles vaginales et anales choisies pour l’occasion ?
Or, ce site sous tutelle du Ministère de la Santé est bien cité également en référence par l’Education Nationale

Questions sur les intervenants

1° Qui sont « les personnels » de l’EN habilités à intervenir sur « l’éducation à la sexualité », selon quels critères, quelles compétences, quelles formations, quels gardes-fous (casier judiciaire etc.) ?
L’on s’aperçoit en effet que tout plein d’associations sont « habilitées » à intervenir sur le sujet.
Or, lorsqu’une militante des droits de l’enfant (cf. profil Facebook Angelica Leone) a appelé l’association Sesame, qui forme des « éducateurs sexuels » en 3 jours, il lui a été répondu qu’aucun diplôme, ni aucun examen de casier judiciaire n’était requis.
D’autre part, les contenus des formations sont très flous, nous sommes donc en droit de nous inquiéter sérieusement, surtout que SIECUS avait bien spécifié qu’il fallait que seuls des intervenants formés à l’idéologie pédophile de Kinsey soient habilités à intervenir sur le sujet…
Parmi les associations agréées par l’Education Nationale, l’on retrouve le Planning Familial, qui fonde donc ses interventions sur l’idéologie de l’OMS déclinée dans les « Standards pour l’Education sexuelle en Europe ». Et donc, par ricochet, du fait de l’affiliation du planning familial aux « Standards pour l’éducation sexuelle en Europe », les références « scientifiques » de SIECUS et de SENSOA.
Ce type d’interventions ne vous mettraient-elles pas mal à l’aise en tant qu’adultes dans votre entreprise ?
N’y a-t-il pas une contradiction à venir parler d’intimité, en groupe, par des intervenants extérieurs inconnus, eta minima, atteinte à la pudeur ?
3° Par ailleurs, les intervenants sur « l’éducation à la sexualité », qu’ils proviennent d’associations extérieures, ou d’intervenants du ministère de la santé, ont désormais le droit, dans les activités périscolaires, de rester seuls en présence des enfants, jusqu’à leur majorité sexuelle à 15 ans.
N’y a-t-il pas là un réel défaut de prudence et de protection ?
« II.-L’effectif minimum des personnes exerçant des fonctions d’animation en accueils de loisirs périscolaires peut être réduit pour les activités organisées dans le cadre d’un projet éducatif territorial et dans les conditions prévues au deuxième alinéa de l’article R. 551-13 du code de l’éducation, sans pouvoir être inférieur à : « 1° Pour les enfants âgés de moins de six ans, un animateur pour dix mineurs ; cet effectif est d’un animateur pour quatorze mineurs lorsque la durée de l’accueil de loisirs n’excède pas cinq heures consécutives ; « 2° Pour les enfants âgés de six ans ou plus, un animateur pour quatorze mineurs ; cet effectif est d’un animateur pour dix-huit mineurs lorsque la durée de l’accueil de loisirs n’excède pas cinq heures consécutives. « En cas de déplacement des enfants entre l’école et l’un des locaux prévus au deuxième alinéa de l’article R. 551-13 du même code, le taux d’encadrement applicable durant le temps du trajet est celui fixé au I du présent article pour les accueils de loisirs n’excédant pas cinq heures consécutives. »

Ma conclusion

Donc, je résume :
Un intervenant extérieur qui aura pu être condamné pour des agressions sexuelles ou viols de type pédophile, être sans qualification, et même disposer d’un casier judiciaire, pourra obtenir son titre d’« éducateur sexuel » dans des formations légères en 3 jours au contenu flou, fondé, à défaut du contraire, sur une idéologie pédophile (qui projette que l’enfant est un être sexualisé apte à des pratiques sexuelles, y compris avec des adultes) de l’OMS validée notamment par la référence à SIECUS, puis intervenir via des associations, pour faire « l’éducation à la sexualité » des enfants dès le plus jeune âge, sans aucun contrôle, dans toutes les structures socialisantes de France. Ai-je mal compris ?
S’agissant la protection de l’enfance, un principe ne doit-il pas systématiquement primer, principe pythagoricien, considérant que « dans le doute, abstiens-toi » ?
D’où provient cette précipitation à enseigner la sexualité de façon “holistique” à des enfants, sans tenir compte des mesures de précautions et de prudence, ni des alertes des professionnels de santé mentale de l’enfance ?
Je rappelle par ailleurs que les « Standards pour l’éducation sexuelle en Europe » prévoient une « éducation sexuelle obligatoire, sans clauses d’exception qui permettraient aux parents de retirer leurs enfants de la classe s’ils ont des objections sérieuses par rapport au programme », ce qui contrevient de façon totalitaire au principe du choix prioritaire d’éducation donné aux parents, qui est posé dans l’article 26 de la déclaration des droits de l’homme.
J’invite les intellectuels, les professeurs, les éducateurs, les universitaires, les professionnels de la santé mentale de l’enfance et du traumatisme, les associations de protection de l’enfance, les personnes ayant un peu de notoriété, à prendre connaissance en profondeur de mon travail et de celui d’autres professionnels et citoyens sérieux sur le sujet, et à exprimer des positions publiques claires quant à la sexualisation précoce des enfants, et cette imposture intellectuelle que sont ces « droits sexuels », et cette « éducation sexuelle » (ou « éducation à la sexualité »).
Alors, « Education à la sexualité » à l’école en France : rassurés ?
Le 14 septembre 2018
Ariane Bilheran, normalienne (Ulm), psychologue clinicienne, docteur en psychopathologie, auteur de nombreux livres dont L’imposture des droits sexuels.

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C’est-à-dire qu’aujourd’hui l’on nous « vend » une idéologie pédophile, celle qui dit que l’enfant aurait des désirs sexuels dès la naissance, serait un être sexualisé qui pourrait désirer une sexualité, et même une sexualité avec un adulte. L’imposture du pédocriminel Kinsey, fanatique des « orgasmes de nourrissons » a été amplement dénoncée par plusieurs universitaires américains, dont l’éminente professeur Judith Reisman.