Interview d’Ariane Bilheran sur « Le totalitarisme et le choix de la vie héroïque »

Dernière mise à jour : 27 août 2021

Interview par Pierre Barnérias

Dans le cadre de la réalisation du film « Hold Up COVID-19, retour sur un chaos ».

Septembre 2020, texte intégral. Visible en intégralité sur youtube.

« La peste marqua pour la ville le début de la corruption.

Personne n’était plus disposé à persévérer dans la voie de ce qu’il jugeait auparavant être le

bien, parce qu’il croyait qu’il pouvait peut-être mourir avant de l’atteindre. »

Thucydide, Guerre du Péloponnèse.


 

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Ariane :

Je m’appelle Ariane Bilheran, je suis psychologue clinicienne, docteur en psychopathologie.

J’ai également une formation de lettres classiques et une formation en philosophie morale et

politique, avec plus de 20 ans à analyser les pathologies du pouvoir d’abord via la philosophie et ensuite via la psychologie, j’ai passé beaucoup de temps à auditer dans les entreprises quand ça commençait à dysfonctionner dans les collectifs. J’ai également un cabinet avec des patients depuis des années.

Ma première formation en psychologie, c’est psychologie pour enfants, mais ensuite j’ai fait un

doctorat sur la représentation du temps dans la psychose, donc c’est intéressant car il y a des

éléments que l’on va peut-être pouvoir aussi reprendre.

Et je m’intéresse tout particulièrement depuis des années à la question de la déviance du pouvoir au niveau psychopathologique, c’est-à-dire aux pathologies que sont la perversion et la paranoïa essentiellement, et je dirai qu’il y a un point d’étude qui m’interpelle tout

particulièrement car il n’est quasiment pas travaillé or il me paraît essentiel, c’est la question

de la contagion délirante dans les collectifs, comment ça opère…

En fait on sait que le délire paranoïaque peut être contagieux, et comment opère cette contagion d’un psychisme à un autre ?

Et ceci me paraît essentiel pour expliquer les dérives totalitaires dans l’Histoire, que l’on ne

peut pas simplement expliquer par des tyrans.

C’est qu’à un moment donné il y a dans le peuple quelque chose qui s’active et qui participe au phénomène de façon complice.


Pierre :

Vous êtes rentrée en résistance aujourd’hui justement par rapport à cette contagion délirante

dont le monde s’est soudainement senti prisonnier ? C’est complètement hallucinant la situation

dans laquelle on se retrouve aujourd’hui, vous avez une explication ? On va y revenir dans le

détail, mais je reformule ma question, juste en quelques mots : que vous inspire la situation dans laquelle on se retrouve aujourd’hui, c’est-à-dire 5 milliards d’habitants prisonniers d’une

situation dont on a du mal à imaginer qu’on en soit là aujourd’hui au 21ème siècle ?


Ariane :

Alors je crois, cela m’inspire plusieurs réflexions.

La première, c’est que la paix n’est qu’un moment d’accalmie dans toute l’Histoire de

l’humanité, c’est-à-dire que l’humanité elle n’est aux prises qu’avec des complots contre elle-même.

C’est intéressant parce que j’ai indiqué à des personnes autour de moi, voilà je vais

participer etc., de quoi il faudrait que je parle à votre avis ?

Et on m’a répondu : « surtout, surtout tu ne parles pas du complot ».

Alors évidemment j’ai envie de commencer par ça !


Pierre :

Allez-y, allez-y

C’est quartier libre !


Ariane :

Premièrement, il y a une constante dans l’Histoire de l’humanité, c’est que ceux qui ont des privilèges au détriment de ceux qui n’en ont pas, se sentent persécutés par ceux qui n’en ont pas, parce que ceux qui n’en ont pas et qui sont plus nombreux pourraient éventuellement se

rendre compte qu’ils ont confisqué des privilèges, et même, pourquoi pas les tuer.

Et donc, ils organisent des complots contre ceux qui n’en ont pas.


Pierre :

C’est de la paranoïa ?


Ariane :

Alors, on va voir.

C’est l’Histoire de l’humanité, sauf qu’il y a quelque chose d’absolument inédit aujourd’hui,

c’est qu’on n’a pas le droit de le penser.

Et que toute pensée sur cette question est criminalisée.

Alors, pourquoi la pensée elle est criminalisée ?

Pour éviter de penser les crimes. C’est tout simplement cela.

Donc que se passe-t-il ?

Nous avons, un point qui m’intéresse énormément, la question de la corruption du langage ou

de la perversion du langage, pour précisément aider à la contagion délirante et à la propagande.

Nous avons des néologismes aujourd’hui, comme « complotiste », comme « théorie du

complot », ou comme « conspirationniste ».

Je rappelle que cette année quand même, grande première, le philosophe Giorgio Agamben, qui est un philosophe italien extrêmement connu, a été classé conspirationniste.

Alors, cela rejoint un petit peu ce que j’ai dit, c’est-à-dire que les philosophes, dans la

philosophie morale, n’ont eu de cesse que de dénoncer les complots qui étaient faits contre les

peuples, et avec des conseillers… Machiavel est un conseiller du complot.

Socrate quand il s’affronte aux oligarques, il est en train de dénoncer en fait un complot.

Antigone quand elle dénonce ce qui se passe avec Créon, elle est en train de dénoncer un

complot.

Et donc aujourd’hui, c’est très intéressant, car je crois que ce terme à lui tout seul résume tout.

On a « complotiste », « conspirationniste », « théorie du complot », ça veut dire celui qui pense des complots, mais en fait on ne nous dit pas si ces complots sont vrais ou sont faux !

Parce que si ces complots sont vrais, celui qui pense ces complots est un philosophe. Ou un

résistant.

Si ces complots sont faux, c’est un paranoïaque.

Et le paranoïaque c’est l’inverse du philosophe.

Donc le paranoïaque, c’est qui ?

C’est un fou délirant qui, parce qu’il se sent persécuté, complote contre ceux, contre ceux dont

il estime qu’ils le persécutent.

Mais pourquoi il se sent persécuté par eux ?

Parce qu’en réalité il se sent persécuté par son propre sentiment d’illégitimité, son propre

sentiment de culpabilité.

Donc dans le même mot, nous avons tout et son contraire.

C’est-à-dire que là on est en train de défier totalement la logique de base qui fonctionne sur le

principe de non-contradiction, c’est-à-dire : on ne peut pas affirmer une chose et son contraire

à la fois.

Eh bien aujourd’hui, nous avons a minima trois mots, mais beaucoup plus dans ce langage que l’on n’arrête pas de nous corrompre, trois mots qui veulent dire à la fois tout et son contraire.

De sorte que, qu’est-ce qu’il se passe avec le langage paradoxal ?

D’ailleurs le langage paradoxal est le langage préféré des pervers.

Il faut quand même le dire, c’est-à-dire que le paradoxe est le langage privilégié des pervers.

Pourquoi ?

Parce qu’à la fin, cela vous crée des nœuds dans la pensée, vous êtes sidérés, vous ne comprenez plus rien, et comme vous êtes sidérés, non seulement vous ne pensez plus, mais vous n’agissez plus, vous restez bloqués.

Donc on a là une situation je dirais tout à fait inédite où aujourd’hui qui veut penser est criminel.

C’est-à-dire, on met en doute, cela ne veut pas dire que l’on va prendre un chemin ou un autre,

mais la pensée, elle fonctionne par la dialectique, c’est-à-dire, j’ai besoin de penser une chose, j’ai besoin ensuite de penser son contraire, et ensuite, chacun a le droit de se forger sa propre opinion, son propre esprit critique.

Et tout ça, ça nous est confisqué, c’est-à-dire qu’aujourd’hui on a une pensée monolithique, qui

est :

Premier principe : « il y a un virus extrêmement dangereux qui menace la survie de l’espèce

humaine », donc ça on n’a pas le droit de l’interroger.

Les moyens mis en œuvre pour lutter contre ce premier principe c’est-à-dire : « on vous

supprime toutes vos libertés, on vous supprime tous vos droits, on vous supprime tout ce qui

vous humanise, la socialisation, les fêtes, la rencontre, le toucher, les funérailles, on pourra en

reparler des funérailles », on vous supprime tout ce qui vous humanise, et pire, on vous met

dans la détresse la plus absolue. C’est-à-dire que, moi j’ai assisté à tout cela depuis l’Amérique

du Sud, donc en Amérique du Sud, il faut bien voir que, je crois en 2018 la pauvreté extrême

était estimée à 57 millions de personnes, et nous arrivons aujourd’hui à un chiffrage à 83,4

millions de personnes, pour combien de centaines de milliers de cas ? C’est-à-dire de pauvreté

extrême où les gens n’ont plus de quoi se nourrir ni nourrir leurs enfants.

C’est une situation apocalyptique que j’ai vécue, ayant beaucoup beaucoup aidé, ici, les gens à se nourrir, parce que tout simplement un confinement, qu’est-ce que cela signifie ?

Cela signifie : plus aucun revenu ! Il n’y a pas de chômage, pas d’aide financière, pas d’aides

sociales.

Il n’y a pas de retraites, les gens ils vivent au jour le jour.

Donc, en fait, on atteint dans le raisonnement un premier principe qu’on n’a pas le droit de

contredire, donc ça c’est très problématique, parce que quand même, je crois que beaucoup de médecins ne sont pas d’accord avec ce premier principe, donc on devrait pouvoir en débattre.

Ensuite, des moyens sur lesquels nous n’avons pas le droit de réfléchir ni encore une fois de

débattre, et qui en fait sont d’une logique qui est : « la fin justifie les moyens ».

Alors ça veut dire quoi ? Philosophiquement parlant, « la fin justifie les moyens » ?

Ça veut dire : « on a le droit de prendre comme un moyen ce qui n’en est pas un »

« La fin justifie les moyens », ça veut dire : « j’ai le droit de tuer au nom d’une cause plus

grande ».

Bah non en fait ! Non ! Ou « j’ai le droit de torturer au nom d’une cause plus grande ». Non !

Et c’est un adage politique de tyrans. Alors la situation dans laquelle nous nous trouvons, donc…


Pierre :

Mais comment expliquez-vous qu’il y ait une telle docilité ?

Comment expliquez-vous qu’en Europe ce que vous dites qui semble être le bon sens, juste ce

qui devrait nous révolter ou révolter tout le monde, comment expliquez-vous une telle

acceptation de cette tyrannie ?


Ariane :

Les tyrans ont plus d’un tour dans leur sac pour soumettre les foules.

Et cette année est le symptôme d’une dégénérescence dans laquelle nous sommes depuis très

longtemps.

Moi déjà en 2010, dans un livre, je parlais de « démocratie totalitaire », bah aujourd’hui, je vais vous le dire : on est carrément dans le totalitarisme, ce n’est plus la peine de parler de démocratie, car l’opinion du peuple et son consentement : on s’en fout !

L’État décide pour vous. Ce que vous faites, où vous allez, ce que vous avez le droit de boire

ou pas, puisque maintenant ici, en tout cas il y a eu la loi sèche, interdiction de vendre de

l’alcool.

L’État décide qui vous avez le droit de voir, qui vous n’avez pas le droit de voir, l’État décide

pour vous.

L’État pense pour vous.

L’État s’intruse dans l’intime pour vous.

Et donc ce pouvoir tyrannique, moi j’appelle toujours les tyrans « les passionnés du pouvoir ».

C’est-à-dire que la philosophie morale et politique, elle sait très bien que ceux qui aspirent au

pouvoir en général, ce ne sont pas des hommes vertueux.

Et que les hommes vertueux fuient le pouvoir, parce qu’ils connaissent le difficile exercice du

pouvoir.

C’est Kant qui dit qu’il existe deux exercices incroyablement difficiles, sans doute les plus

difficiles au monde, c’est gouverner et éduquer.

Donc on peut revenir même à Platon qui disait qu’il faudrait donner le pouvoir aux philosophes, mais qui précisément, parce qu’ils sont philosophes, ils n’en voudraient pas !

Donc, aujourd’hui, nous n’avons certainement pas des hommes vertueux au pouvoir, et nous

avons aussi quelque chose d’assez inédit dans les manipulations de masse, parce que de tout temps on cherche à manipuler les masses, c’est la rencontre entre des techniques de propagande très élaborées, une connaissance du psychisme humain très élaboré, et en face des peuples qui ont été dépossédés de leur accès à l’analyse de la rhétorique, de leur accès à l’analyse de leurs émotions, de leur accès à tout simplement l’analyse de la manipulation des discours.

Et je crois que c’est très important car je relisais Cicéron dans Les Tusculanes qui dit bien que

la philosophie est une médecine de l’âme car elle nous enseigne à nous méfier de nos émotions, parce que, qu’est-ce qu’il se passe ?

Nous avons un management à la peur, et ce management à la peur nous fait faire table rase de questions profondément métaphysiques sur la vie humaine.

C’est-à-dire, qu’est-ce que vivre ? Est-ce que vivre, c’est survivre ?

Est-ce qu’à un moment donné, on a demandé aux personnes âgées, qu’on a privées de tout lien affectif, est-ce qu’on leur a demandé ce qu’elles préféraient ?

C’est-à-dire peut-être, vivre une semaine mais dans la tendresse de leurs proches, ou vivre 10

ans dans un univers tel qu’on nous le présente ?

Et ce choix-là c’est un choix que chacun doit faire en conscience, c’est-à-dire que c’est le choix

d’Achille quand, à la guerre de Troie, sa mère vient le voir, et elle lui dit :


« Voilà attention, Achille, tu as le choix. Soit tu vas mener une vie bien confortable, avec ta femme, tes enfants, tout ça, tu seras heureux puis tu vivras longtemps, soit tu vas aller à Troie, mais à Troie tu vas mourir jeune, mais tu accompliras des choses héroïques qui seront connues de tout temps dans toute l’Histoire de l’humanité. »


Nous sommes en 2020 et nous connaissons les exploits d’Achille.

Donc ce choix de la vie héroïque, il doit être laissé à tout un chacun. Et ça, ça me paraît

extrêmement important, c’est-à-dire qu’on nous supprime le droit à la vie héroïque.

Le droit à la vie héroïque.

Et est-ce que Saint-François d’Assise, il s’est demandé s’il allait attraper la lèpre quand il est

allé aider les lépreux ? Et quand il a vécu avec eux ?

C’est le choix de la vie héroïque.

C’est-à-dire à un moment donné qu’est-ce que c’est que cette vie héroïque ?

C’est ce qui nous humanise.

C’est-à-dire, à un moment donné, que ce qui nous humanise, c’est l’amour, c’est la charité et

c’est le sacrifice, c’est-à-dire le fait de rendre sacré le lien humain.

Et est-ce qu’Antigone se dit « oh lala je vais mourir si je dis à Créon qu’il faut enterrer les

morts ? et qu’il est en train d’enfreindre des lois divines ? »

Est-ce qu’elle est en train de se dire « ouh la la la la » ? NON !

C’est, à un moment donné, que nous ne sommes ni des êtres de nature, parce que dans la nature, c’est la loi du plus fort (le plus vulnérable meurt), et nous ne sommes pas des êtres non plus uniquement de culture.

Nous sommes des êtres dont l’humanité passe par le respect de lois divines. Je ne parle pas de religions, je parle de lois divines, c’est-à-dire transcendantes.

Qu’est-ce qui humanise ? C’est effectivement d’apprendre à mourir.

Philosopher, c’est apprendre à mourir.

Apprendre à nous confronter à la maladie, apprendre à nous confronter à la mort.

Et donc la vraie question, la seule question pour moi cette année c’est qu’est-on prêt à accepter

et jusqu’où ? Pour ne pas perdre notre humanité.


Pierre :

Justement, pour en arriver là aujourd’hui, vous l’avez dit toute à l’heure, vous l’avez évoqué, il

faut des techniques de propagande bien rodées. Quelles sont ces techniques qui vont ont sauté aux yeux pendant ces 3-4 mois, qui font qu’on en arrive à une situation telle qu’on la connaît aujourd’hui ?


Ariane :

La première c’est le choc traumatique. La première c’est le choc traumatique. Choc !

Donc ça c’est une technique que j’ai particulièrement étudiée durant des années, ayant une

spécialité très fine sur les processus harceleurs.

La première technique c’est le choc, c’est-à-dire « Attention, vous allez tous mourir ! ».

Donc, ça, choc répété toute la journée, répété avec des chiffres de propagande mortifère, ce sont des chiffres de mort qui ne sont comparés à aucun autre, qui sont sortis du contexte, et puis, je ne vais rien apprendre à tout le monde quand on va dire que les chiffres ont été un petit peu trafiqués.

Ici le collège médical de Bogota a reconnu que de toute façon aux urgences il fallait admettre

tout le monde sous covid.

Donc cette comptabilité mortifère qui nous est répétée, répétée, répétée, choc traumatique donc terreur. Il y a une menace extrêmement dangereuse qui vient mettre en danger la survie de l’espèce. Donc, première technique de propagande, et vous savez que pour les Grecs Anciens, les deux émotions les plus délétères par lesquelles nous pouvons nous laisser manipuler, ce sont la terreur et l’empathie.

Les 2 ont été agitées. Donc première chose la terreur. Et des méthodes sectaires, sectaires parce que secare, ça veut dire couper. Donc qu’est-ce qu’on fait dans les sectes ?

On vous coupe de votre environnement antérieur, de vos repères antérieurs, de ce qui vous

structure et vous permet d’avoir une identité, et on vous coupe de vos relations.

Donc, qu’est-ce qui a été fait ? Méthodes sectaires ! On vous coupe de tout, de tous vos repères, et ensuite, lavage de cerveau.


Pierre :

Lavage de cerveau rendu possible grâce au confinement et aux médias qui sont à l’intérieur de nos maisons, c’est ça ?

Quand on est confinés, on regarde la télé, et quand on regarde la télé, on s’auto-alimente dans la destruction ?


Ariane :

Je pense par la terreur, comme on ne comprend pas quelle est cette menace, alors on va essayer de s’informer, et pour s’informer on s’informe par les médias !

Et donc on voit bien aussi tout le phénomène de censure opérée, mais si on n’a rien à se

reprocher, on n’a rien à censurer !

Encore une fois la pensée, elle fonctionne par diversité, je dis une chose aujourd’hui, demain

peut-être j’ai une conversation avec quelqu’un d’autre qui pense différemment je peux aussi

évoluer dans ma pensée. Or on voit bien que tous les débats contradictoires ont été censurés.

Tous les gens qui disaient… c’est très problématique en fait, cette monopensée. Ça c’est le

premier point, le choc traumatique.

La deuxième stratégie de manipulation, c’est la culpabilité.

Alors on va revenir à l’empathie, chez les Grecs Anciens, c’est-à-dire, « si vous ne faites pas

ceci cela ou ceci cela », que personne n’a le droit d’interroger « vous êtes coupable, parce que vous allez être coupable de contaminer les autres ! »

Donc là c’est très pervers, parce qu’on va juste se poser deux secondes la question de la

culpabilité de pourquoi la planète est dans cet état, c’est-à-dire cet état de destruction

écologique, cet état de famine et cet état de guerres quasi permanent dans plusieurs régions du monde, est-ce que c’est la faute des peuples ? Combien de morts ça fait tout ça ?

Combien de détresses, combien de souffrances ?

Est-ce que vraiment ces gens-là, on va en reparler, parce qu’il faut voir d’où ça vient, est-ce que vraiment ces gens-là se préoccupent de notre bien ?

Ça c’est la troisième technique de manipulation, quand on va vous dire « on va faire quelque

chose pour votre bien ».

Pour votre bien, vous devez faire ci faire ça.

Ça c’est une technique extrêmement raffinée de manipulation, parce qu’en fait, qui est habilité

à définir ce qui est pour notre bien ?

Nous-mêmes.

Et c’est tout. Et personne d’autre.

A partir du moment où l’on vient nous expliquer que « ceci est pour notre bien », ça doit

déclencher des alarmes… très importantes, très importantes…

Donc quatrième stratégie, il y en a beaucoup mais on peut énumérer les essentielles.

La stratégie de la division. Je n’aurai confiance en des gouvernants que le jour où ils auront des discours d’union des peuples.

On a bien vu que tout ce qui s’est passé en 2020, ce sont des stratégies de