Article de Valérie Chénard sur les dangers de la numérisation du monde

Dernière mise à jour : 27 août 2021

Les dangers de la numérisation du monde, accélérée par le confinement et la gestion du Covid19


Avec ce mode de gestion de la crise sanitaire par masque et confinement de notre gouvernement, il est à craindre l’extrapolation du pathologique vers le « normal ». Or quand on se casse une jambe, un plâtre est nécessaire et utile comme le télé-enseignement à défaut d’école, mais une fois guéri, ce même plâtre devient un handicap limitant notre reprise d’autonomie. Cette métaphore vaut pour le numérique palliant la fermeture des écoles. En effet, durant le confinement, les enfants ont utilisé les écrans pour des usages récréatifs dans une fourchette quotidienne moyenne de 4 heures (dès 2 ans) à 10 heures (chez les adolescents) sans compter les cyber-devoirs (1)!

Pour savoir de quoi il en retourne exactement, nous explorerons donc ces quelques questions « bêtes » et quelques éléments factuels pour y répondre afin que chacun puisse enrichir et forger sa propre opinion :

  • L’option par défaut du numérique deviendra-t-elle inévitablement la norme ?

  • La gestion sanitaire par confinement : un formidable accélérateur du changement.

  • Vers quel changement au juste ? : L’entrée de l’école dans l’ère du Big Data et de l’internet : des objets pour devenir la nouvelle pépinière de start-ups (EdTech)

  • Faut-il donc être inquiet sur le stockage et l’utilisation des données personnelles des enfants par le privé ?

  • Le changement En Marche forcée grâce à l’institutionnalisation du neuromarketing pour manipuler l’opinion et les comportements : l’exemple du Nudge.

  • Une gestion sanitaire mondiale coordonnée permettant la démolition contrôlée de l’ancienne économie : une « immense révolution ».

  • Le rôle insoupçonné de l’Union européenne dans la gestion sanitaire en France et la 4° révolution industrielle.

  • Au programme de la 4° révolution industrielle.

  • Pour conclure et pour demain.

L’option par défaut du numérique deviendra-t-il inévitablement la norme ?


Difficile, voire impossible, sera alors le retour à la « normale » (monde d’avant), car les enseignants ont pris des habitudes de travail en plateformes ou conçu des supports de ce type d’enseignement. Doublement difficile surtout, car l’addiction aux écrans des enfants constituait déjà un fléau national dévoilé dans l’opinion publique par les médias (2) en 2018. Le succès de la vidéo du Dr Ducanda et du Dr Terrasse en PMI (protection Maternelle Infantile) (3) alertait en effet, sur « l’épidémie silencieuse » de troubles importants et de nouvelles maladies qui sont diagnostiquées de plus en plus fréquemment chez les jeunes enfants surexposés aux écrans : « retards de développement intellectuel et moteur, troubles de l’attention, agitation, agressivité, syndromes d’allure autistique pouvant parfois être confondus avec d’authentiques cas d’autisme» ou de troubles bipolaires.


De même, les analyses de Michel Desmurget (neuroscientifique - CNRS) ou encore Philippe Bihouix (4) (ingénieur centralien) sur l’impact des écrans (vis-à-vis de l’apprentissage, des troubles de l’attention, des relations sociales) ou encore de la santé (myopie, obésité, électro pollution,…) mais aussi des inégalités scolaires (5), interrogent très sérieusement la pertinence de l’introduction massive des écrans et du numérique à l’école ; les dégâts sur les enfants n’étant pas dus tant au message véhiculé (parfois cependant inadaptés à l’âge et maturité des enfants) qu’aux écrans eux-mêmes quel que soit l’âge. Nombre de recherches depuis des décennies (6) et les constats alarmants observés de plus en plus par les pédiatres démontrent les nuisances sur la santé psychique et physique des enfants mais aussi sur l’environnement.

Ce débat urgent et décisif pour les enfants et leur avenir afin de les protéger n’a jamais eu lieu cependant, puisque le choix de l’école numérique s’est imposé en France depuis 2014 (7). Une sensibilisation (8) des parents à ces risques d’addiction a bien été prévue et mise à disposition (« mallette parents » et parcours éducatif de santé) mais elle présuppose de faire reposer la seule responsabilité de la surexposition sur les parents et enfants eux-mêmes, dédouanant ainsi le politique et l’État de toute responsabilité.

Livres sur l'école numérique et la fabrique du crétin digital

La gestion sanitaire par confinement : un formidable accélérateur du changement


La gestion par confinement a accéléré le processus d’envahissement du monde des enfants par les écrans et augmenté leur durée d’utilisation aussi bien pour les loisirs (les parcs et activités extérieures étant supprimés pendant plusieurs semaines) que pour l’obligation scolaire. L’école les dirige maintenant aussi sur youtube ou dailymotion pour faire leurs devoirs (vidéos pédagogiques). Les parents étant eux-mêmes, aussi happés par les écrans pour leur télétravail – nouvelle organisation de travail dopée également aussi d’une façon considérable et durable – leur donnent l’exemple d’une confusion vie privée et vie professionnelle « grâce » aux écrans. L’épidémie silencieuse dévoilée au public depuis 2018 compte tenu des troubles importants psychiques dus aux abus d’écrans observés par le corps médical, a donc de beaux jours devant elle avec des séquelles durables sur le développement physique, psychomoteur, intellectuel et social des générations futures (9) mais ces symptômes ne seront pas forcément identifiés avec leur cause première. Ce problème grave de santé publique a ainsi été sciemment renforcé par la politique sanitaire nationale obnubilée par la Covid19 dans une logique, elle, de visibilité à court terme et mondiale, toujours sans aucun débat public et dans l’urgence.


Ce choix de politique sanitaire face au coronavirus a ainsi fait taire, par la même occasion, les alertes et les résistances en clamant à tous que le numérique nous avait « sauvé » de la Covid comme l’institut Jean Jaurès l’a souligné dans un rapport (10) (précisons ici que cet institut n’est pas neutre ni scientifique mais un think tank du Parti Socialiste et, se faisant, n’a plus grand-chose à voir avec les idées de J. Jaurès )…


Pourtant, les « solutions » (masque obligatoire, confinement, couvre-feu, restrictions des déplacements, isolement, vaccins et tracing) qu’apporte le gouvernement, elles mêmes, relèvent des critères que retient Amnesty International dans « rapport de 1975 (11) pour qualifier les actes tortures psychologiques comme le montre le tableau de Biderman ci dessous.

Amnesty International : report on torture

De même, l’inhibition de l’action (ou impuissance apprise) est reconnue pour être le facteur déclenchant, comme le montrent les travaux d’Henri Laborit, de maladies infectieuses (baisse de l’immunité) et psychosomatiques, de violences ou de luttes (guerre civile, scènes de ménage,…) et suicides. Dans le film Mon oncle d’Amérique d’Alain Resnais, Henri Laborit expose en voix off, les dispositifs expérimentaux auprès d’une espèce animale sociale comme la nôtre, le rat et les conséquences de cette inhibition d’action sur la santé psychique et physique.


Les conséquences de ces politiques dans la gestion sanitaire relèvent donc d’un colossal problème de santé publique car on ne sort jamais indemne d’actes de tortures psychologiques et d’inhibition de l’action d’autant que ceux-ci sont appliqués collectivement et attaquent donc la culture et l’identité sociale même.


Vers quel changement au juste ? : L’entrée de l’école dans l’ère du big data et de l’internet des objets pour devenir la nouvelle pépinière de start-ups (EdTech)


Ainsi, loin d’être transitoire comme un plâtre sur une jambe cassée, ce choix politique de fermer les écoles constitue également une innovante expérimentation en taille réelle de télé-enseignement pour tous les professeurs et élèves de France. Il constitue ainsi le point de basculement et d’accélération permettant « l’entrée de l’école dans l’ère du big data et des objets connectés » (sic) et dans l’évaluation d’activités en temps réel selon les principes de refondation de l’école et de la loi Blanquer « École de la confiance » (2018) (12).


école et numérique

L’entrée massive de start-ups privées de la Edtech (13) à l’éducation nationale était donc planifiée et développée (14) grâce à ce texte législatif et a pu se réaliser sans aucune résistance dès le premier confinement et la rentrée 2020 avec la bénédiction des « partenaires sociaux ».


Grâce au « cartable de Big brother » (15) et le livret scolaire numérique (16), les évaluations de niveau d’entrée en 6° de tous les collégiens de France en 2018 sont stockées chez Microsoft (17), la multinationale crée par Bill Gates dessinant aujourd’hui également la politique vaccinale mondiale via l’OMS, sa fondation et également GAVI (18) l’alliance mondiale du vaccin. Que le monde est petit pour les quelques hommes les plus riches du monde ! De même pour leurs données médicales grâce à la plateforme Health Data Hub (comme celles de tous les français d’ailleurs) : stockées chez Microsoft ! Deux recours au conseil d’Etat (19) ont d’ailleurs été déposés et la CNIL a demandé que l’Etat français stoppe ce transfert (20) des données médicales des plus sensibles à cette même multinationale privée sous juridiction étasunienne. Pourquoi ne pas le demander pour les « compétences » scolaires des enfants ? En effet, les notes scolaires sont abandonnées au profit de l’évaluation des compétences dans une logique de GRH - gestion des ressources humaines appelée capital humain des entreprises aujourd’hui. De toute façon, la CNIL n’a aucun pouvoir coercitif et le dernier recours auprès du Conseil d’Etat a été refusé (21)…


Pour aller plus loin dans l’investigation de ce projet politique dessinant l’avenir de l’éducation, vous trouverez dans l’ouvrage La guerre des intelligences de Laurent Alexandre - de formation médecin mais qui a surtout fait fortune avec les datas du site Doctissimo - ses recommandations à monsieur J.M. Blanquer, « ministre de l’intelligence biologique » et à « Mounir Mahjoubi, ministre de l’intelligence artificielle » (sic). Il y sacralise l’hyper-technologisation de la société et y développe la notion d’urgence éducative face à la déferlante de l’IA (Intelligence artidficielle) et du transhumanisme.


Le pathologique (solution par défaut du numérique lors de la fermeture des écoles) facilite donc l’implantation durable d’une société hyper-technologique choisie nécessitant la livraison et la gestion de nos données personnelles (compétences scolaires et données médicales) aux startups privées et géant du net pour alimenter les machines de l’IA ; tout ceci bien entendu sans débat public et pourtant en violation de notre vie privée sous le diktat de l’urgence sanitaire décrétée et de la menace constante ressassée par les médias et le gouvernement.



Faut-il donc être inquiet sur le stockage et l’utilisation des données personnelles des enfants par le privé?


La politique européenne de « protections des données » est appelée RGPD dans les médias. Cependant, cet acronyme agit comme un slogan marketing et agit comme un tranquillisant qui nous est réactivé et administré à chaque navigation internet par des fenêtres pop up nous demandant notre accord pour des cookies et utilisation de nos données. En effet, le dit règlement européen (22) instaure et encadre la libre circulation et de traitement des données à caractère personnel sur son modèle des 4 libertés de l’UE (circulation des marchandises, des capitaux, des personnes et des services) (23) selon les principes d’une société ouverte - ou open society en anglais - tel que son vrai titre l’énonce.

circulation et de traitement des données à caractère personnel

De fait, depuis le 25 mai 2018, la France ne stocke plus uniquement ses données en France comme la CNIL le recommandait jusqu’alors car un règlement européen se situe au dessus des lois nationales des pays membres. C’est donc l’UE qui édicte aujourd’hui sans consulter les peuples des critères de conservation et traitement des données de tous les français : celles des compétences de nos enfants tout comme celles de nos dossiers médicaux, de nos impôts, de nos salaires et activités professionnelles et bénévoles (cf CPA – compte personnel d’activité), de notre identité numérique via France Connect, fichier biométrique d’identité appelé TES (24) ou encore ALICEM (25),...


La France ayant intégré les traités européens depuis celui de Maastricht en 1992 (26) dans son droit suprême que constitue la constitution au titre XV, ce règlement sensé protéger nos données personnelles constitue, au contraire, un transfert de souveraineté anti démocratique colossal de plus (27) qui nous dépossède collectivement de notre première des libertés ; celle de la propriété de nos données personnelles et publiques et de nous protéger souverainement de leurs mésusages. Anonymées ou non et de toute façon toujours piratable dans le système ouvert qu’est internet, ce n’est pas nous qui décidons.


Le changement En Marche forcée grâce aussi à l’institutionnalisation du neuromarketing pour manipuler l’opinion et les comportements : l’exemple du Nudge


Les techniques de neuromarketing (28) pour la gestion de la crise sanitaire actuelle ont été institutionnalisées car la campagne de communication du gouvernement est menée par Matignon avec l’aide de la cellule d’experts du Nudge (task force) : « BVA nugde unit » (29).


Le nudge signifiant « coup de pouce » en anglais est une théorie d’économie comportementale développée par Richard H. Thaler et par Cass R. Sustein (2008 « Nudge. La méthode douce pour inspirer la bonne décision »). Aussi appelé manipulation douce, le nudge exploite nos réflexes en les bousculant à l’aide de biais cognitifs tels que l’aversion de la perte, l’émotion, la réciprocité, l’effet de groupe, les comptes mentaux ou les émotions. Il permet de modifier le comportement des gens pour parvenir à un comportement souhaité et il a même déjà été utilisé par Macron dans sa propre campagne présidentielle sur le modèle de celle de Barack Obama (30). France culture a dédié une émission remarquable sur cette gestion comportementaliste en vue de manipuler les comportements pendant la crise sanitaire (29).

Théorie du nudge

Bien plus que les comportements, ce type de manipulation comportementale induit également une modification des opinions car selon la théorie de l’engagement et de la dissonance cognitive (31) se sont les actes (comportements) qui engagent et constituent donc un puissant facteur d’influence des opinions d’autant plus important que l’acte est public et répété comme celui du port obligatoire du masque ou encore de se soumettre quotidiennement à l’injonction de justifier ses déplacements et leur durée au gouvernement.


Plus globalement, notre Président utilise les techniques de pointe en matière de ciblage marketing (32) grâce à nos données (datas). Le « big data » a constitué le système central de gestion de sa campagne électorale ciblée grâce à la Start up LMP. Un de ses fondateurs déplore, dans cette interview pour la RTS suisse en 2017 (33), qu’à l’époque ils n’avaient pas encore beaucoup de données ni d’accès à nos données individuelles comme aux USA mais qu’ils ont pu déjà « faire des trucs extrêmement impressionnants aussi » …


Les enfants sont donc également confrontés massivement au matraquage de ces messages de campagne de communication (TV, affichage, attestation obligatoire, clips,…) du nudge manipulant nos biais cognitifs en même temps que leurs parents et à l’école pour condamner les gestes les plus élémentaires de tendresse et d’empathie (9) nécessaires à leur développement.



Une gestion sanitaire mondiale coordonnée permettant la démolition contrôlée et le recyclage de l’ancienne économie : une « immense révolution »


E. Macron s’est engagé, en effet, auprès de ces élites mondialistes du Forum économique mondial (discours à Davos en 2018 à 6’20) (34), à investir dans le capital humain, premier pilier de son agenda présidentiel. S’engageant à « ne plus protéger le peuple français » de la mondialisation, il programme, au contraire, d’« accélérer le changement » afin de « les accompagner à s’adapter au changement » qui serait la « vraie protection » selon lui grâce à des « trains de réformes » pour « mieux réformer le système éducatif en profondeur » et « innover ». La loi Blanquer et les réformes en profondeur étaient alors déjà programmées et planifiées à peine 8 mois après son élection. L’occasion d’organiser une fermeture de tous les établissements scolaires et un confinement de tous les enfants constituait donc une miraculeuse aubaine pour accélérer la mise en place de son agenda pour le capital humain sans aucune résistance au changement. De même, le 2° pilier de son agenda présidentiel est de continuer à recentrer les revenus du travail trop importants en France sur ceux du capital compte tenu des innovations d’avenir à réaliser (I.A., déploiement de la 5G, data centers,…).


Forum économique mondial

Une aubaine, pensez vous, cette pandémie… l’occasion de se faire passer en plus, pour le sauveur et le protecteur des plus faibles faisant passer la santé avant l’économique... quelle chance ce coronavirus pour respecter son agenda. Précisons que, les pandémies ont toujours existé, la prochaine (pas trop loin de la fin de son mandat) était l’occasion rêvée pour adapter de force le capital humain de façon durable au changement souhaité. L’année 2020, un très bon timing aussi en milieu de son mandat car il reste 2 ans pour instaurer le scénario prévu.


Une « immense révolution »… selon E. Macron lui-même.


Après la révolution industrielle de la vapeur et du charbon puis du pétrole et celle de l’électronique et internet appelée 3° révolution industrielle ou Green New Deal de Jérémy Rifkin (53), le Forum de Davos, par son président-fondateur Klaus Schwab, promeut et agit pour la mise en place de la 4° révolution industrielle (4RI) par les élites économiques mondiales mais aussi politiques. On peut d’ailleurs le voir présenter E. Macron en 2018 (34) comme le « symbole de la politique dont nous avons besoin » et de « guide » qui va « redonner espoir en l’Europe » et « des couleurs à la France ». Il a aussi accordé à notre Président une place de choix au dessus du PDG de Coca Cola et du secrétaire général de l’OCDE, sur la couverture de son livre La 4° révolution industrielle (Éditions Dunod 2017) où il fait les louanges de l‘ « immense révolution » qui nous attend, comme on peut le lire ici :


La quatrième révolution industrielle

La gestion de la crise Covid 19 a créé l’obligation de passer en mode virtuel et « click and collect » pour survivre ou tout simplement échapper au chômage ou à la faillite dans les secteurs de « l’ancien monde » comme le tourisme (hôtellerie, restauration…) ou les salles de sport, de concerts, salle de cinéma et de spectacles, commerce traditionnel, PME/TPE,...


Tous les secteurs publics pour la mise en place du e-gouvernement (35) et de l’e-administration (36) ainsi que privés : des petits patrons aux salariés ou cadres, agents d’État, fonctionnaires, artisans , commerçants en passant par les professions libérales , tous sont touchés (téléconsultations, chômage technique, fermetures, création de site internet, paiement en ligne,…).


Une manière de recycler l’économie traditionnelle réelle vers l’économie virtuelle et numérique traçant nos activités en temps réel notamment nos paiements et fournissant un nombre colossal de données pour la technologie d’analyse de big data (37) et alimenter les I.A. (machine learning et deep learning dotés d’un apprentissage autonome grâce aux mégadonnées).


Seule, l’économie « nouvelle » reste la plus grande bénéficiaire. Par exemple, l’homme le plus riche du monde, Jeff Bezos, le patron d’Amazon, en 4 mois de confinement mondial a augmenté sa fortune personnelle de… 24 milliards (38) ! Ce mode d’économie en 4.0 permet de mettre en place la libre circulation des services (téléconsultations médicales, déclaration d’impôts, démarches en ligne,…) délocalisables chez soi en France ou ailleurs dans les pays à bas coût de salaire et renforçant celle de la libre circulation des biens par le e-commerce et livraison à domicile comme Delivroo, Ubereats, Yper…(39). La gestion par confinement accélère là aussi le recyclage de l’ancienne économie en nouvelle fournissant les datas, l’or du XXI° siècle (40).


Prévoyant que cette « révolution » engendrerait la disparition de 3 millions d’emplois pour seulement 500 000 emplois créés (41), l’argument d’urgence sanitaire permet d’introduire sans difficultés le revenu universel inconditionnel sensé partager les richesses créées par l’IA (intelligence artificielle), le big data, nanotechnologies et les robots.

Disparition de 3 millions d’emplois

Déjà instaurée dans d’autres pays et expérimentée depuis de nombreuses années (42) et étudiée en France depuis 2016 (43), cette volonté politique d’instaurer un revenu universel est portée aujourd’hui par la gauche (Benoit Hamon, m. Valls, M-N Lienemann) autant que par la droite (F. Fillon, N. Kosciusko Moriset, Christine Boutin, JF Poisson) ou les écologistes (Yannick Jadot, Michèle Rivasi), tous enrôlés déjà dans la mise en place de la 3° révolution industrielle (53) décrétée par l’UE pour « sauver la planète ».


Cependant, les français sont majoritairement réticents vis-à-vis du revenu universel : 62% pensent que c’est une mesure injuste et qu’elle créerait une société d’assistés selon sondage ODOXA de 2016 (44)… mais qui pourrait être aujourd’hui contre face à la vague de faillites et chômage en cascade engendrée par le mode de gestion sanitaire choisi en France?


Le 26 novembre 2020, il a d’ailleurs été discuté à l’Assemblée Nationale sous le nom de « socle citoyen » (45) alors que la France a atteint des sommets dans son endettement public passant de 98% en fin 2019 motivant la politique d’austérité constante à 120% (46) en fin 2020…


Le rôle insoupçonné de l’Union européenne dans la gestion sanitaire en France et la 4° révolution industrielle


L’Union européenne, chérie par les mêmes E.Macron et K.Schwab (voir la vidéo de Davos 2018 plus haut) (34), joue elle aussi sa partie dans la politique vaccinale en cours et le basculement en cours dans la 4° révolution industrielle. En effet, outre les commandes colossales de Remdésivir (47) et de vaccins Covid (48), elle a défini très clairement son agenda dans sa stratégie vaccinale 2019-2022 qui prévoit le déploiement d’un passeport vaccinal d’ici 2022 (49). Ces carnets vaccinaux électroniques (CVE) sont d’ailleurs expérimentés depuis 2016 dans 3 régions françaises, Rhône-Alpes, Bourgogne et Aquitaine (50).


stratégie vaccinale 2019-2022

Elle a même organisée avec l’OMS un sommet mondial de la vaccination en septembre 2019 dont une des actions phares est de promouvoir la vaccination pour tous en agissant (action n°9) pour « lutter contre les informations erronées et trompeuses, notamment en intervenant sur les plateformes de médias sociaux et auprès des entreprises technologiques » (51). On comprend mieux alors l’acharnement médiatique et politique ainsi que la censure des réseaux sociaux contre le documentaire Hold-up ou les calomnies proférées envers les éminents chercheurs et praticiens lanceurs d’alerte, non ?


Vaccination pour tous

L’Union européenne est également à l’origine de la 4° révolution industrielle car elle est le chef d’orchestre du choix politique de « l’économie de la connaissance (52) la plus compétitive et la plus dynamique du monde » (Protocole de Lisbonne en 2000) décidée à notre insu, il y a 20 ans. Économie de la connaissance ou capital cognitif qui signait déjà la fin du travail, le New deal vert et la 3° révolution industrielle du tout connecté inspirée par les théories de son conseiller, Jérémy Rifkin et ses ouvrages (53).


Comme nous l’avons vu précédemment, l’UE a instauré pour se faire, le principe de libre circulation des données personnelles par la RGPD et organise parallèlement les modalités du transport de ce flux colossal d’information en Europe par la technologie 5G. Elle a ainsi élaboré un plan d’action et un calendrier européen commun pour le déploiement de la 5G (54).


L’objectif fixé pour les pays membres est de mettre en place une infrastructure en partenariat avec le privé – accord PPP 5G (Partenariat public/privé) compte tenu des investissements énormes de capitaux pour l’installation de ces myriades d’antennes nécessaires à cette 4° révolution industrielle. La performance attendue est de réaliser le déploiement en continu de la 5G sur tous les grands axes routiers et les zones urbaines de l’UE avec la capacité de prendre en charge des datas fournies par 1 million d’objets connectés au km² à horizon 2025 !


5G en Europe - Plan d'action

Le déploiement européen de la 5G en cours se réalise au mépris des alertes notamment de celle de plus de 200 scientifiques mobilisés au niveau mondial, 5G appeal (55) qui ont demandé un moratoire (suspension du déploiement en vertu du principe de précaution) à l’ONU et à l’UE ou encore celle de la « convention citoyenne pour le climat » organisée par Macron lui-même ! Le lancement d’un réseau dense dans l’espace de plus de 20 000 satel