Spiritualistes et matérialistes : un antagonisme suranné ?

Il est un vieil antagonisme philosophique qui, loin d’être résolu, se manifeste aujourd’hui à son apogée, sans même que l’on ne puisse plus désormais le nommer : l’antagonisme entre spiritualistes et matérialistes.


Les matérialistes nient l’esprit au profit de la matière, réduisent l’humain à une somme de processus physiques et neuronaux, prônent une relativité de toute chose, estiment que la matière précède la pensée, et défendent une conception mécaniste et déterministe du vivant.

Le matérialiste ne croit qu’à ce qu’il voit. Tout est primat de la sensation.

« Je n’ai jamais vu un phallus », dira un universitaire matérialiste lors d’une soutenance de thèse pour railler la psychanalyse. Il n’aura vu que des pénis (a priori au moins le sien), mais n’aura pas vu le symbole du phallus. Puisqu’il ne l’aura pas vu, il ne l’entendra pas.

Le matérialiste verra dans le drapeau trois couleurs, et non le symbole de la nation.

Telle est sa logique.