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La Colombie au cœur du totalitarisme mondial
Dans le système totalitaire, la fonction du journalisme et des médias en général n’est que propagande. Orwell soulignait que l’information n’était choisie que selon l’intérêt du pouvoir.
Aussi, alors que j’avais couvert, dans l’article n°39 de La Licorne, le terrible tremblement de terre à la Guaira, au Vénézuéla, je m’apprête cette fois-ci à vous parler de la mise au pas fasciste de la Colombie, depuis ma place de témoin et, presque, pourrait-on dire, de «reporter de gue
14 oct.9 min de lecture


Le déferlement totalitaire dans le cœur du monde... La désolation
Mon concept de «déferlement totalitaire» décrit la mise au pas des populations, par le truchement de la terreur.
Je vous livre ici un témoignage de première main, depuis la côte caribéenne de Colombie, au sujet d’une situation dont vous n’entendrez guère parler dans les médias occidentaux.
1 oct.11 min de lecture


Enfance et totalitarisme: un cas d'école
Dans les systèmes totalitaires, l’enfance est une cible prioritaire. L’idéologie de « l’homme nouveau » suppose sa fabrication dès la naissance (et parfois même, avant la naissance), la destruction de la famille en tant que lieu de sécurité affective de l’enfant, et la mainmise sur l’école.
14 sept.9 min de lecture


L’architecture totalitaire dans les lieux saints: le sanctuaire de Fátima
L’architecture totalitaire a progressivement inondé nos paysages et environnements, sans que nous y prêtions une grande attention. Mais là où elle surprend encore le promeneur naïf et innocent, qui sait encore être saisi d’étonnement, c’est lorsqu’elle envahit et contamine les lieux saints. Je propose, à cet égard, de vous partager ma visite du sanctuaire de Fátima au Portugal.
1 sept.8 min de lecture


Sur les traces de saint Jacques
Que se passe-t-il lorsque l'on entreprend un pèlerinage? Et pourquoi le pèlerinage, en particulier, de Saint-Jacques-de-Compostelle est-il aussi célèbre? C'est à une pérégrination personnelle que je vous convie, qui parle tout à la fois des enracinements culturels, des quêtes individuelles et des espoirs collectifs.
11 août8 min de lecture


«Il faut imaginer Sisyphe heureux.»
«Il faut imaginer Sisyphe heureux.» Comment comprendre cette assertion d’Albert Camus dans son ouvrage Le Mythe de Sisyphe? Et qu’a-t-elle de contestable? Telle est la petite balade philosophique à laquelle je vous convie dans cette Licorne n°41.
31 juil.8 min de lecture


Des ancêtres et des couleurs
Lorsque j’organise les Académies philosophiques à Florence, j’essaie toujours d’arriver un petit peu avant, pour plusieurs raisons. Tout d’abord, Florence est une ville que j’aime parcourir seule, à la manière de mon cher André Suarès, et plutôt, lorsque la foule des touristes s’est repliée, à l’orée du jour, lorsque l’aurore pointe son nez sur l’Arno, ou la nuit.
15 juil.9 min de lecture


Par-delà les décombres, une responsabilité spirituelle: l'ardeur de vivre
J’avais prévu d’écrire cet article n°39 de la Licorne sur un épisode important de l’Académie florentine cette année, mais j’ai décidé de le reporter en raison de l’actualité. Ce n’est pas dans mon habitude ni dans ma ligne de conduite de me laisser déstabiliser par «le bruit du monde». Si je m’octroie cette exception, c’est qu’elle est de taille.
2 juil.9 min de lecture


Le bouc émissaire est le plus innocent de tous.
Tous ces gens-là, ces puissants, possèdent. Ils possèdent des biens, des terres, des titres. Ils sont des gens importants. Leur hantise est d’en être destitués, ce qui serait pourtant le début de leur chemin initiatique, celui d’apprendre à se défaire des attaches terrestres.
14 juin9 min de lecture


Ariane se découvre d'un fil: sa plongée dans notre époque (entretien avec Nadia Lamm, partie II)
Deuxième partie de l'entetien avec Nadia Lamm, sur la plongée d'Ariane dans notre époque...
1 juin12 min de lecture


Ariane se découvre d'un fil: depuis l'enfance (entretien avec Nadia Lamm, partie I)
Nous voyons toujours la «banalité du mal» chez les autres, et jamais en nous-mêmes. Le problème majeur de l’humanité réside à cet endroit. Pourquoi certains deviennent des monstres, de quelque bord qu’ils se situent? Qu’est-ce qui pousse à torturer, tuer, violer, «au nom du Bien»?
15 mai15 min de lecture


Ces génies incompris de leur temps
Nous pourrions également citer le rejet de Madame Bovary par ses contemporains, au titre qu’il s’agissait d’un roman immoral, d’un style trop sec… Le Figaro écrivit au sujet de Madame Bovary: «Monsieur Flaubert n’est pas un écrivain»… Je me demande d’où vient cette cécité, car lire Flaubert revient aussi à se confronter à sa prose poétique quasi parfaite, aux rythmes cachés, au choix extrêmement précis des mots, etc.
30 avr.8 min de lecture


Le Misanthrope, le petit âne et l’amitié
Mais à ce Misanthrope, que sait si bien brosser Molière dans sa lucidité sur la nature des hommes, manque la sagesse d’un autre discernement: la plupart des hommes sont méchants, mais quelques-uns résistent, et ne le sont pas. La sagesse est donc de ne point se rendre malade de la lâcheté, des vices et de la méchanceté des hommes, de s’en préserver, sans que ce constat lucide ait point pour conséquence de fermer le cœur.
15 avr.9 min de lecture


Au-delà de l’absurde… demeurent les lois au-dessus des lois.
Dans la période actuelle, où le totalitarisme n’est doux que d’après la transcription qu’en fait notre déni, il est important de montrer qu’il s’inscrit dans une perte totale de sens de l’existence. Non pas réellement que le sens ait déserté la condition humaine, auquel cas notre conscience pourrait en appeler à la révolte, comme le suggérait la philosophie d’Albert Camus, mais qu’il se soit inversé. Ce qui est en haut n’est plus comme ce qui est en bas; le micro se prend pou
31 mars9 min de lecture


Crépuscule à l'Université
Cela fait exactement trente ans que j’entrais dans les études supérieures, par les classes préparatoires au lycée Condorcet à Paris, puis l’admission à l'École Normale Supérieure de la rue d’Ulm et la fréquentation de plusieurs Universités. Quelles furent mes relations avec ce milieu? Cette Licorne n°32 est l'occasion d’une rétrospective, qui permet aussi de comprendre, à travers la petite porte, celle de mon témoignage, les raisons des marées idéologiques qui engloutissent c
16 mars11 min de lecture


Totalitarisme numérique: mes mésaventures personnelles, d'Astérix à Gaitana!
Un incident dans ma vie, un événement somme toute banal, le vol de mon téléphone portable, me confronta de pleine face à ce que je savais en théorie mais que je dus, cette fois-ci, expérimenter en pratique: le caractère inéluctable de la prison numérique dans les filets de laquelle nous sommes désormais capturés et qui a pour seule direction la disparition de nos droits politiques.
1 mars9 min de lecture


La porte d'or du Carnaval
C’est l’un des personnages attachants du Carnaval: il parle de la satire de soi-même, se moque des conventions et raille la classe supérieure. Le masque est reconnaissable, avec ses oreilles d’éléphant, un nez immense et de grands yeux.
15 févr.8 min de lecture


L’agrippement à la vie: de Sénèque à Django Reinhardt
Cet éprouvé d’injustice, je l’ai souvent entendu dans les thérapies auprès de mes patients. Il est d’ailleurs celui qui pousse à déposer des plaintes, sur la base d’un quiproquo: l’illusion que la justice humaine aurait le pouvoir de réparer cette blessure dont il est judicieux d’examiner en profondeur la nature.
1 févr.8 min de lecture


De la tyrannie: la passion du pouvoir et les fils de Brutus
Devant les événements (actions et déclarations) qui secouent ce début d’année 2026, beaucoup de points restent en suspens concernant ce que j’ai nommé «la passion du pouvoir». Une question m’est régulièrement posée: jusqu’où peuvent aller des passionnés du pouvoir qui semblent s’affranchir de toutes les limites? Eh bien, la réponse est simple: jusqu’à rencontrer des limites. Cette loi, pourtant évidente, de la psychologie, préside à l’humanité depuis la nuit des temps.
15 janv.9 min de lecture


Nos vies animales
Dans l’Antiquité, le philosophe platonicien Plutarque avait déjà mené un grand réquisitoire contre les mangeurs de viande. Il estimait que manger de la viande relevait d’un plaisir de la bouche, et non d’une nécessité de subsistance: en tant qu’omnivore, l’homme peut se sustenter de la manière qu’il décide. Dans le De esu carnium, Plutarque indique: «nous n’avons aucune raison de tuer pour manger».
1 janv. 20269 min de lecture
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