Interlude sur l’âme

Dernière mise à jour : 28 juil. 2020

14 novembre 2016


“Que philosopher, c’est apprendre à mourir…” (Montaigne)

à tous ceux qui travaillent pour le divin.


En cette pleine lune spéciale du 14 novembre 2016, dans un contexte mondial chaotique, avant de poursuivre les deux prochains volets sur la paranoïa, je crois essentiel de revenir à la notion d’âme, et à son caractère central.

Si l’on n’approche pas cette dimension de l’âme, toute la compréhension – à mon sens majeure – de ce qui se passe aujourd’hui, en termes de combat dans l’humanité, échappe à la conscience.


Or, connaître et comprendre participent à la libération des individus.

Il est donc nécessaire que je fasse un petit interlude sur le sujet.

Car s’il existe un génocide linguistique, sémantique, sémiologique, philosophique, depuis le XIXe siècle, c’est bien celui du mot « âme », avec l’éviction des spiritualistes qui le nomment.

Et ce n’est pas le fruit du hasard


Le récent dogme matérialiste a, ni plus ni moins, conduit à éradiquer la notion d’âme, en un temps record, ce qui rend de fait les personnes plus manipulables et aliénables.

Voir ma brève sur Spiritualistes et matérialistes : un antagonisme suranné ?


« Objets inanimés, avez-vous donc une âme… »

Pour approcher la notion, commençons donc par une citation célèbre du poète Lamartine :

« Objets inanimés, avez-vous donc une âme qui s’attache à notre âme et la force d’aimer ? »

Que nous dit Lamartine ?

Que les objets n’ont pas d’âme, et que les humains en ont une.

L’âme est un souffle de vie qui anime le corps, l’enveloppe terrestre.

Le principe qui meut le corps, qui l’anime, c’est ce que l’on appelle « âme ».

En philosophie, elle est apparentée à l’« esprit ».

L’éminent philosophe et mathématicien Bergson s’interrogeait d’ailleurs sur les relations entre l’âme et le corps, la survie de l’âme après la mort, sur les fantômes, parlait d’« énergie spirituelle », pour parler du souffle qui anime le corps, et je renvoie à la préface que j’ai écrite sur le sujet.

"Bergson compare l’activité de la conscience à une symphonie, quand l’activité cérébrale se réduit aux « mouvements du bâton du chef d’orchestre » : « la vie de l’esprit déborde de même la vie cérébrale ».

Telle est la réponse que la philosophie de Bergson pourrait apporter à ceux qui nieraient en bloc l’existence de la vie psychique, et voudraient réduire l’être humain à une activité strictement neuronale.

La vie psychique ne saurait s’appréhender avec les outils mesurant l’activité cérébrale. L’esprit n’est pas le mental.” (A. Bilheran, préface).



La psychologie ou « science de l’âme »

Faut-il rappeler que la « psychologie » signifie « science de l’âme » ?

L’âme est, en grec ancien, la psychè, ce qui signifie, en clair, que la psychologie traite de ce qui relève de l’âme.

Une âme qui s’est perdue dans la matière profane (le réel, ses contraintes, ses limitations, ses souffrances), et tente de se débattre pour exister et faire exister sa dimension transcendante, ce qui lui engendre de la souffrance.

La matière profane, c’est aussi le monde de la dualité, du bien et du mal, la planète terre étant celle du libre-arbitre (capacité de choisir entre le bien et le mal, pour chacune de ses actions).


Donc, qu’est-ce qu’une souffrance psychique ?

La souffrance d’une âme qui ne parvient pas à trouver sa place ici-bas, en faisant des choix justes pour elle, qui subit le mal (violences, transgressions, destructions, etc.), qui ne parvient pas à exister en harmonie avec la matière (l’environnement, autrui, son travail, sa famille etc.).

C’est ce que l’on nomme, en psychanalyse, le « conflit psychique ».

Ce conflit est la manifestation d’une disharmonie, et peut se manifester également dans la douleur corporelle.

Je ne discuterai pas ici de savoir si le bien et le mal existent, ces catégories ne sont pas relatives à mon sens (cf. définition infra) ; en revanche, l’on peut discuter sur la complexité de leur manifestation ici sur terre.

En cela, la psychothérapie rejoint la spiritualité, car il s’agit de se ré-associer, de transcender le conflit, de se réunifier, et pour ce faire, de vaincre les “démons” en soi.

Les religions ne parlent pas d’autres choses, et le djihad c’est le combat contre ses propres démons intérieurs !

C’est d’ailleurs ce que l’on retrouve le mythe du Minotaure bien compris, les douze travaux d’Hercule etc.

Cette initiation existe en Occident depuis la plus haute Antiquité, l’Égypte et la Grèce. On la rencontre dans les écrits de Pythagore, de Platon, de Plotin, de Marsile Ficin, pour citer les plus grands.


Voilà le vrai travail psychique qu’il y a à faire, et sur lequel tous les sages ésotéristes de haut niveau depuis l’Antiquité ont insisté.

Or, pour cela, il faut reconnaître l’existence de l’âme, c’est-à-dire d’une conscience supérieure propre à chacun, avec laquelle on doit travailler à s’aligner, pour la faire vivre ici-bas, sous peine de souffrances psychiques majeures.

Par exemple, celui/celle qui trahit son meilleur ami par ambition professionnelle n’aura pas respecté cette conscience supérieure.

Celui/celle qui se tait devant des exactions n’aura pas respecté cette conscience supérieure.

Celui/celle qui croit qu’il ne vaut rien, et accepte pour cela de se faire humilier, n’aura pas respecté cette conscience supérieure.

Celui/celle qui ne se réalise pas et subit des attitudes, un travail, une vie de famille qui ne lui conviennent pas, pour ne pas perturber son environnement, n’aura pas respecté cette conscience supérieure.

Etc.


L’état actuel de notre planète complètement déchirée par les guerres et le terrorisme montre bien que ce travail n’est pas fait, et il a toujours d’ailleurs été l’objet d’un étouffement et d’une persécution très nets par les politiques inquisitoriales, car il vise à libérer la conscience.

Or une conscience libérée n’est plus manipulable.


“La spiritualité, ce n’est pas l’affaire des tièdes. Ce n’est pas une fuite. Ce n’est pas une illusion qui vise à nous persuader que « nous allons bien, tout va bien », dans un monde plus que chaotique. La spiritualité est la force de celui qui, face au constat de la souffrance du monde et du dévoiement des êtres humains, décide de raffermir son esprit en élevant sa conscience au-delà des effets contingents et de l’actuel dogme matérialiste qui ne cesse d’augmenter notre errance existentielle.


En revanche, il s’agit d’un combat intérieur, contre ses « démons intérieurs », ce dont nous parlent d’ailleurs toutes les religions bien comprises.

Alors, ce livre parle de devenir solaire, de rencontrer des êtres solaires, de se préserver des êtres toxiques, à commencer par soi-même, en combattant ardemment notre ombre. Ce chemin est absolument nécessaire pour trouver un équilibre en soi, lequel se mettra ensuite au service du monde.

Ce livre aspire à ce que chacun travaille à trouver la paix en soi, sans faux-semblants, sans évitement, sans fuite, sans fausse conviction. Avec justesse, courage et patience.” (A. Bilheran, Soyez solaire !).


Auto-organisation et vampirisation

L’auto-organisation est un principe essentiel du vivant humain, à partir duquel les philosophes, depuis l’Antiquité, ont forgé la notion d’âme.

Une montre a besoin d’un mécanisme extérieur : la cause qui active le mécanisme est extérieure, n’est pas contenue dans la nature même de la montre. Il faut un être humain qui se charge de monter le mécanisme.

En revanche, le corps humain n’a pas besoin d’être activé de l’extérieur, un être organisé n’est pas une machine, car il possède justement une vertu d’auto-organisation, une énergie interne qui le met en mouvement et ne se réduit pas au mécanisme.

Or ce qui met en mouvement l’être auto-organisé, le principe de vie, est précisément son âme, ce qu’avait déjà découvert Aristote en 330 av. J.-C. lorsqu’il décrivait l’âme comme « une seule substance qui a pour matière le corps » et comme « l’acte premier d’un corps organisé », principe et siège de l’activité vitale.

Lorsque nous perdons la connexion à notre âme, c’est bien souvent parce que nous avons confié cette « auto-organisation » à autrui, sur le plan psychique.

C’est, par exemple, toujours le cas dans les personnes qui sont victimes de profils pervers ou paranoïaques : à un moment donné, la personne s’est mise sous dépendance à autrui (émotionnelle, financière, etc.), sous emprise, par peur, sentiment de culpabilité, tristesse, vulnérabilité.

La perte de connexion à son âme peut se faire sous drogues, mais aussi lors de vécus de violence terrible, ou lorsque l’on est conditionné par un lavage de cerveau, une propagande (laquelle peut être collective)…

L’on peut être dans une dépendance physique, sous assistance respiratoire, et rester connecté(e) à son âme.

En revanche, l’on peut être valide mais avoir perdu tout ou partie de la connexion à son âme en tant que principe d’unité.

Tout être qui a subi un traumatisme par exemple sait qu’il y a un avant, et un après.

L’après, c’est d’avoir perdu tout ou partie de la connexion à son âme en tant que principe d’unité, et cela se traduit par une angoisse quasi-permanente. Pour transcender le traumatisme, il faudra retrouver ce chemin, poser ses racines dans l’immortalité de l’âme, et non dans un vécu terrestre imparfait et nécessairement fini. La nourriture de l’âme, c’est l’amour, et il faudra retrouver le chemin de l’amour, lorsque l’on aura subi celui de la haine.

Le plus riche d’entre nous sur le plan matériel peut aussi être le plus désertique dans cet état d’âme, jusqu’à en nourrir un vagabondage de l’âme, qui n’est ni plus ni moins qu’un « vague à l’âme », comme, précisément, une âme vide (le mot « vague » ayant la même étymologie que le mot « vacuité ») de sa substance, de sa lumière.



Dans la mythologie, Psyché (l’âme), plongée dans un coma profond proche de la mort, est ranimée par le baiser de l’amour. Ce qui est symbolique parle du réel, et ce qui ranime une âme perdue dans l’enfer terrestre, c’est bien l’amour, par lequel elle retrouve la réminiscence du paradis céleste (ou “monde des Idées” selon Platon).


De l’immortalité de l’âme et des réincarnations

Ce que je vais dire est absolument iconoclaste pour l’Université actuelle et la psychologie « institutionnelle ».


Mais il est de mon devoir de rétablir ce qui me paraît être des vérités de tout temps, lesquelles ont été sciemment effacées de la transmission.

Et je refuse de laisser à des charlatans « spiritualo-new age » cette notion de réincarnation.

De grands philosophes et sages de l’histoire de l’humanité (notamment Platon et Pythagore) ont développé la question de l’immortalité de l’âme, qui se réincarnerait vie après vie pour parfaire son enseignement.

Ayant accédé depuis petite à cette dimension, je récupère souvent des patients ayant fait d’autres parcours thérapeutiques qui leur ont semblé très insuffisants au regard de cette souffrance de l’âme.

Que vaut une psychanalyse 20 ans avec un dit “lacanien”, où la personne s’est censurée tout le long pour ne pas parler de ses visions de vies antérieures, de peur d’être a minima incomprise, a maxima, internée ?

Que vaut une médecine psychiatrique qui met des patients durant 20 ans sous antidépresseurs, faute d’être capable d’entendre la souffrance de l’âme et qui, ce faisant, contribue à la museler ?

Qui sommes-nous pour réduire autant la vie psychique, par le fait de notre ignorance ?

Alors, oui, je vais assumer le fait de dire qu’il existe des personnes – et beaucoup plus qu’on ne le croit – qui ont des visions de leur vie antérieure, des personnes qui reconnaissent d’autres personnes, sans pour autant les avoir jamais rencontrées auparavant dans cette vie, des personnes qui reconnaissent des lieux sans pour autant les avoir jamais vus dans cette vie, des personnes qui vivent également des réminiscences de mémoire traumatique de vies antérieures, et qu’il est essentiel de les traiter comme des traumatismes qui ont réellement eu lieu.

Sinon, l’on ne comprend pas ce qui se passe et l’on ne peut donc le résoudre.

Et “la loi” de la répétition traumatique s’applique là aussi… (tant que le traumatisme n’est pas soigné, il est répété).

Ce dont je parle n’est pas une lubie, c’est de la plus haute importance (je développerai cela ultérieurement dans un livre spécialement consacré au sujet et aux enjeux thérapeutiques).

Les psychothérapeutes et psychanalystes doivent s’interroger sur leur propre limitation à ne pouvoir entendre ces dimensions.

A chaque fois que l’humanité a régressé, elle a tenté d’éradiquer la notion d’âme, comme lorsqu’il s’agissait de justifier le génocide des Indiens.

Cela a commencé par là : ils n’avaient pas d’âme.

Ne pensez-vous pas que l’on prépare votre propre génocide, lorsque l’on ne vous enseigne plus que vous avez une âme ?

Lorsqu’on ridiculise des savoirs ancestraux, notamment celui de l’immortalité de l’âme ?

L’humain, coupé de sa conscience supérieure, n’a plus accès aux idéaux, à la moindre idée de perfection, ni aux Idées du beau, du bien, du vrai, du bon, du juste, et plonge dans la disharmonie, la dépression et la plus grande vulnérabilité qui soit.

Il devient une bête aliénable, corruptible et corvéable.


Qu’est-ce que la métaphysique ?

C’est ce qu’il y a au-delà de la physique, de la nature, c’est l’esprit ! Eh bien : c’est la science de l’âme. Et, n’en déplaise aux logiciens bas de gamme qui se sont accaparés le terme, il existe bien une “science de l’âme”, que Hegel nommait “Science de l’Esprit”.

Pour les Anciens, et les civilisations évoluées, le psychisme (l’âme) n’était pas à analyser en-dehors du corps.

La « psychosomatisation » était l’âme manifestant sa souffrance dans le corps.

Plus près de nous, le psychanalyste Jung n’étudiera pas autre chose, en travaillant le symbolisme de l’âme, en rappelant l’importance absolue que les thérapeutes travaillent “l’idée de Dieu” (qui n’est pas Dieu, non, “l’idée de Dieu”, c’est très différent), et il est d’ailleurs fort curieux que son œuvre soit quasi évincée des enseignements universitaires.

Dans Le Phèdre, dialogue sur l’amour, rédigé par Platon, Socrate entreprend de définir l’âme  et la qualifie d’immortelle.

« Toute âme est immortelle. En effet ce qui se meut toujours est immortel » (245b).

L’âme est l’être qui se meut soi-même, source et principe du mouvement. Puis Socrate déploie le célèbre mythe de l’attelage ailé.

L’âme parfaite porte des ailes (246a) et s’élève dans les hauteurs.

L’âme imparfaite a perdu ses ailes, et est entraînée jusqu’à ce qu’elle saisisse quelque chose de solide où elle établit sa demeure, notamment un corps terrestre qui se meut de son propre mouvement grâce à la force qui appartient à l’âme. La divinité est un être vivant immortel, pourvu d’une âme et d’un corps naturellement unis pour toujours.

L’âme participe au divin, elle a le pouvoir d’entraîner vers le haut ce qui pèse.

Socrate définit alors le divin comme le beau, le sage, le bon.

Le divin nourrit et développe les ailes de l’âme tandis que la laideur, le mal causent ruine et destruction de l’âme.

Les âmes immortelles montent facilement avec leur attelage ailé, puis elles atteignent le sommet, se dressent sur le dos de la voûte céleste et se laissent emporter par la révolution circulaire, contemplant les réalités qui sont en dehors du ciel.

« Dans toutes les incarnations, l’homme qui a mené une vie juste reçoit un meilleur lot, et un lot moins bon dans le cas contraire. »

Et le choix de l’âme est libre.


Si l’âme est incarnée, c’est qu’elle a jadis contemplé les beautés célestes et les vérités éternelles : beauté, justice, sagesse. Seul un petit nombre s’en souvient, et lorsque ces dernières aperçoivent une imitation du beau ici-bas, elles sont hors d’elles-mêmes et ne se possèdent plus. Elles savent reconnaître la beauté des choses célestes.

Les êtres humains qui ne les voient plus et ne les reconnaissent plus sont ceux dont l’initiation n’est pas récente, ou bien qui se sont laissés corrompre. Ils ne s’élancent point rapidement vers la Beauté en soi et ne sont attirés que par des plaisirs purement matériels.


L’attelage ailé est porté par deux chevaux, comme autant de forces contraires.

Si la partie supérieure de l’esprit l’emporte, c’est que la vie aura été réglée avec amour de la sagesse, conférant bonheur et union. Si la vie aura été menée de façon grossière, sans amour de la sagesse, alors il y aura chute.

L’amour terrestre est une image de l’amour céleste, mais imparfaite. Il doit nous conduire à nous élever, à ne pas rester dans la matérialité, car la divinité est l’unité du matériel et du spirituel.


Dans ce mythe, l’on reconnaît bien la fonction du divin, qui est d’unir, alors que le mal divise.

La République de Platon comprend la démonstration de Socrate sur l’immortalité de l’âme, ainsi qu’une définition du bien et du mal : « que tout ce qui perd l’être et le détruit, c’est là le mal, que ce qui le conserve et le conforte, c’est là le bien » (608d).

L’âme, marquée par une souillure originelle, est condamnée à un cycle d’incarnations dont seule l’initiation pourra la conduire vers une survie bienheureuse où l’humain rejoint le divin.


Il est à noter que cette conception de l’âme se retrouvait chez les orphiques et les pythagoriciens et que, d’une certaine façon, elle a été reniée par les religions monothéistes ensuite, du moins dans le dogme officiel. Il est certain qu’il est plus difficile d’envoyer des peuples entiers à la guerre pour des raisons politiques, si chacun se dit qu’il devra répondre de ses crimes dans des vies ultérieures !


Car si vous tuez votre prochain et que vous devrez en répondre dans votre prochaine vie, que vous risquerez même de croiser à nouveau sa route, en ayant accumulé une « dette » karmique, dont vous devrez vous apurer, n’y réfléchirez-vous pas à deux fois ? De plus, cette conception présente le mérite d’ouvrir la conscience à un autre espace-temps et, en cela, favorise tout simplement ce que l’on appelle l’ouverture de conscience. L’être humain est alors remis à sa place dans la logique humanisante de l’avant et de l’après.

À tout le moins peut-on constater les vertus de cette conception, pourvu qu’elle ne soit pas détournée de son objet ou pervertie dans des pseudos théories perverses disant que si vous souffrez dans votre vie actuelle, c’est que vous l’avez mérité ! Car là n’est pas la question.

La véritable question est plutôt initiatique : comment transformer cette souffrance en enseignement ?


Le terme « âme » désigne la vie humaine mais aussi ce qu’il y a de plus intime en l’homme, de plus grand et de plus profond en lui.

L’âme est donc l’élément spirituel de l’être, qui l’appelle à une transcendance, à ne pas se réduire à sa petite vie insignifiante d’ici et maintenant.

Les deux expériences de vie où l’on ressent le plus l’âme sont à « l’entrée » et à « la sortie » de la vie humaine.


Lors d’une naissance, chacun ressent qu’il se passe quelque chose de magique. Le regard des bébés est souvent très profond, et chargé de vie. De même, lors d’un décès, au moment du décès, l’âme sort du corps et les personnes ayant perdu des proches ont pu ressentir ce passage, ce moment où le souffle s’éteint.


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