Covid : « le dégoût et le mépris »

Mis à jour : févr. 23

Ce texte est publié avec l’aimable autorisation de son auteur le psychanalyste et philosophe Michel Rosenzweig, qu’Ariane Bilheran remercie pour avoir si bien anticipé et nommé la situation présente, avec courage, finesse et persévérance.



Le dégoût et le mépris.


Ce régime sanitaire obscène et inique et ses collaborateurs de tout poil ne m'inspirent que le dégoût et le mépris.


Et une colère légitime et cathartique.


Souvent on me demande que faire ? Et ma réponse est toujours la même : le rapport de force est trop inégal. Il faut être conscient de la force de l'adversaire avant d'aller au combat. Or le combat est perdu d'avance. Mon pessimisme n'est qu'un réalisme lucide face à l'écrasante majorité d'adhérents à ce régime sanitaire tyrannique, quelles qu'en soient les raisons, le résultat est là, sans appel, toute velléité de contestation est étouffée dans son œuf et la plandémie avance selon son agenda personnel.


La récente lecture de deux articles relatifs aux traitements publiés dans deux journaux officiels de propagande, Le Monde et Libération, montre à quel point cette dictature sanitaire opère à tous les niveaux.


Nous sommes dans un régime d'une telle brutalité émotionnelle et symbolique et déployé par un tel abus de pouvoir devenu un véritable autoritarisme en marche, qu'il est aujourd'hui interdit et condamné de se faire traiter ou de se traiter soi-même selon une thérapeutique jugée non conforme aux standards de la seule communauté médico scientifico politico idéologique en vigueur et autorisée d'elle-même.


Nous sommes également arrivés à un niveau de pratique de la falsification et du mensonge médiatique qui réussit encore malheureusement à faire croire par une argumentation sophistique mensongère, que la vérité est un mensonge, que le vrai est faux et que le bien c'est le mal. Et tout ceci au nom d'un Bien définit par une caste médicale et scientifique au service d'un biopouvoir criminogène en roue libre et devenu illégitime aux yeux de ceux qui osent encore penser par eux-mêmes.


Hannah Arendt, dans « Les origines du totalitarisme » écrivait que :

«Le sujet idéal de la domination totalitaire n’est ni le nazi convaincu ni le communiste convaincu, mais celui pour qui les distinctions entre fait et fiction et entre vrai et faux n’existent plus. »


Nous y sommes depuis un an, et cela a probablement commencé bien avant avec ce qu'on peut appeler les prolégomènes de la pensée totalitaire du mondialisme progressiste très justement décrit comme un "globalitarisme" par le philosophe Philippe Forget.


L'épisode sanitaire que nous connaissons est une opportunité probablement inespérée pour la mise en place d'une société de contrôle et de surveillance numérisée totalisante dans laquelle les individus seront condamnés à errer dans une aire définie par des paramètres épidémiologiques de laboratoire et d'éprouvette improbables à atteindre sans la mise en place d'un régime coercitif liberticide similaire au régime hybride communiste capitaliste chinois.

Vivre avec ou sans le virus est désormais la seule question qui agite la médiasphère et le pouvoir à l'horizon des années qui se profilent à l'ère contemporaine des variants du virus déjà désigné comme "historique" ou même "classique", selon les cultures médiatiques locales en vigueur.


Nul doute que dans un avenir proche nous aurons droit à un virus "collector" ou "vintage" à partir duquel les déclinaisons de variants seront analysées et répertoriées dans des bulletins météo virale quotidiens.


Et la vie va continuer, mais une vie sous apartheid sanitaire à deux vitesses existentielles départageant deux catégories d'individus, ceux détenant le passeport vert et les autres, citoyens dégradés de deuxième zone, probablement parqués, isolés et stigmatisés autour d'une aire potentiellement contaminante par l'absence du signe et de la marque devenue l'insigne par lequel les bons élèves citoyens auront accès aux différents services et commerces et donc à une vie parfaitement intégrée et conforme à la nouvelle norme socio sanitaire. C'est d'ailleurs déjà le cas en Israël, pays phare semblant guider la communauté internationale dans le nouvel âge sanitaire mondial. J'eus personnellement aimé et souhaité que ce pays et cette nation soient réhabilités d'une autre manière dans ce concert des nations duquel il a été mis à l'écart depuis trop longtemps.


Les médecins et les scientifiques qui auront activement collaboré à ce coronacircus répugnant par la culpabilisation, l'usage de la peur de la maladie et de la mort en pérorant tous les jours sur toutes les chaînes, grassement payés et en les enchaînant même toutes en quelques heures comme on enfile les perles d'un collier, devraient remettre leur stéthoscope et leur blouse blanche à leurs maîtres Hippocrate et Galien et devraient idéalement terminer leurs jours à l'écart en isolement complet pour éviter toute contagion préjudiciable ultérieure.


Le modeste et humble philosophe et psychanalyste que je pense être leur rappelle que les mots medicus, « médecin » et medicina « médecine », qui proviennent du latin mederi « soigner, donner des soins à » sont sans équivoque sur leur sens. Autant de substantifs formés à partir de la racine « med », attestée d’un bout à l’autre du domaine indo-européen et qui, d’après le linguiste Benveniste, a le sens de « prendre avec autorité des mesures appropriées », d’où ses différentes valeurs dans les langues indo-européennes : « penser, réfléchir, méditer » avec l’idée d’une pensée qui règle, ordonne, gouverne, règne, mesure et juge, le médecin réglant et dominant la maladie.


Signalons aussi à cet égard que le mot « méditation » provient de la même racine.

Toujours bon à savoir ou à se remémorer.


Quant aux nouveaux et sinistres moines copistes de service qui ne cessent de mentir et de propager leur idéologie politico religieuse pernicieuse de complotophobes, ils ne méritent que d'être relégués aux poubelles de l'histoire du journalisme dont Albert Londres reste le digne et illustre représentant.


Mais en ont-ils seulement entendu parler ?

© Michel Rosenzweig