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Lettre aux vrais résistants

Dernière mise à jour : 25 janv.

 

Tout ceci n’était pas censé faire l’objet d’échanges publics.


Malheureusement, étant donné la tournure des événements, totalement indépendante de ma volonté et en mémoire d’Olivier Soulier, je ne peux pas concéder le moindre mensonge.


          

Une explosion s’est déclenchée début janvier 2024 à la suite de la parution d’un livre de Mehdi Belhaj Kacem intitulé Nietzsche et la psychose occidentale. Du nazisme au transhumanisme, que les éditions Fiat Lux ont récemment publié le 11 décembre 2023.

 

Ce livre a fait l’objet de tweets extrêmement élogieux de la part de M. Bertrand Scholler, de M. Vincent Pavan, de Mme Emmanuelle Darles, et a été annoncé pour une présentation prochaine au CSI (Conseil Scientifique Indépendant), annonce que M. Louis Fouché a likée sur tweeter. Des captures vidéo et photos ont été prises par de nombreux témoins.

 

Le problème, et non des moindres, est que ce livre contient non seulement des jugements outrageants et méprisants sur ma personne, de nature à porter atteinte à mon honneur et à ma considération, entre autres, un diagnostic psychiatrique (à l’image de ce que pratiquent les systèmes totalitaires), des propos dénigrants, injurieux ou diffamatoires, une atteinte à ma réputation, mais encore, et là est à mon sens le point le plus grave : des contre-vérités historiques sur l’année 2023.

Je constate aussi, et ce n’est pas la première fois, qu’il s’agit encore d’attaques sur des personnes de la résistance, dans la droite ligne de tous les obstacles rencontrés en 2023 pour défendre la protection de l’enfance, comme, par exemple, des menaces d’annulation du colloque du 13 mai 2023 sur « La dérive totalitaire sur les enfants ».

 

J’ai écrit le 04 janvier 2024 à l’éditeur, M. Salim Laibi et Mme Asma Messid, sans avoir, à ce jour, obtenu de réponse. Le lecteur trouvera infra des extraits du livre.

 

Le cas échéant, la justice sera saisie de ces faits.



Ce qui s’est passé avec

Mehdi Belhaj Kacem

 

J’ai rencontré Mehdi Belhaj Kacem lors d’un colloque que j’avais organisé à Peyrolles-en-Provence en septembre 2022. Sa présence et son intervention m’ont été demandées le jour même par Vincent Pavan, ce qui était compliqué car les colloques étaient organisés de longue date, et que j’avais refusé d’autres intervenants qui avaient souhaité s’y exprimer. J’ai néanmoins gentiment créé une place de conférence dans le planning serré de la journée, pour Mehdi Belhaj Kacem, et voici comment aujourd’hui j’en suis remerciée…

 

J’ai discuté quelques minutes avec ce monsieur à la fin du colloque, autour d’une cigarette : il me parla de foot, qualifiant Vincent Pavan et moi « d’attaquants », et me présenta sa maîtresse, une psychiatre (à laquelle il fait référence dans le livre).

Par la suite, j’ai eu l’idée d’un manifeste au sujet du transhumanisme, et créé un groupe télégram à ce sujet. J’ai eu une réunion par visio avec Mehdi Belhaj Kacem, Tristan Edelman et Vincent Pavan, où Mehdi Belhaj Kacem est resté une quinzaine de minutes au mieux, indiquant qu’il devait s’occuper de son fils. Et c’est tout !


Voici le passage que j’ai écrit au sein du groupe Telegram en date du 7 novembre 2022 :

« Dans le manifeste il faudra aussi dire que cette arnaque conceptuelle a déjà été opérée par les nazis qui ont repris le surhumain à Nietzsche dans un contresens absolu ! Le surhumain étant l’homme ou la femme ayant dépassé tout ressentiment. Donc c’est bien la lignée du trasumanar de Dante. Et les ignorants bas de plafonds reprennent des concepts pour les désubstantialiser et en faire des programmes politique sur les populations. »

Ce seul paragraphe est à l’origine pour ce monsieur d’un livre de… 205 pages. C’est dire à quel point je suis une source d’inspiration pour lui, que dire, une véritable muse !

 

Puis, j’ai reçu, en date du 28 novembre 2022, un mail particulièrement agressif de sa part, une sorte de logorrhée interminable accumulant des interprétations toute personnelles de ce court passage. Devant l’agressivité de ce mail, j’ai choisi de ne pas y répondre, d’autant que Vincent Pavan m’avait indiqué que ce monsieur, qui logeait alors chez lui, devait être alcoolisé lors de sa rédaction. Il s’agissait donc pour moi d’un non-événement. Et j’ai pris l’habitude, en cas de désaccord sur un sujet ou de mauvaise compréhension, de dialoguer au téléphone ou en face à face, mais ceci suppose de ne pas avoir été auparavant agressée par écrit. Je ne comprends donc pas l’attitude qui consiste à attaquer et accuser quelqu’un via un livre, sur des idées et allégeances supposées qu’il aurait eues, sans avoir tenté au préalable d’éclaircir aimablement les éventuels points de divergence, ce qui est la source du dialogue philosophique, dont M. Belhaj Kacem pense que je ne suis pas adepte.


Ce monsieur parle de « connaissances » de mon entourage qui auraient coupé les ponts avec lui. Or, il ne fréquentait personne de mon entourage. Je me demande donc bien à qui il fait allusion, et personne de mon entourage n’a pu trouver la réponse.

 


S’agissant de ma rupture professionnelle avec Vincent Pavan et du Totalitarisme en marche

 

Ce livre dénonce un « blanchiment » de l’œuvre de Nietzsche auquel je participerais. À mes yeux, s’il existe une opération de « blanchiment », elle me semble toute autre que celle que Mehdi Belhaj Kacem dénonce. L’auteur se prendrait-il pour le chevalier blanc investi de la mission de rétablir une soi-disant vérité à la place d’un autre ?


Je vais citer un passage du livre où Mehdi Belhaj Kacem m’accuse d’avoir au même moment coupé les ponts avec lui et Vincent Pavan, car j’aurais pris la mouche :

« Mais pourquoi se venger par ricochet de quelqu’un avec qui elle était jusque-là en excellente entente, tant amicale que professionnelle, puisqu’ils produisirent ensemble des travaux d’un niveau intellectuel méritant un prix d’excellence, et qui eussent mérité, pour le bien de tous, d’être poursuivis (Le totalitarisme en marche faisant foi) ? Pourquoi cet avortement subit ? Mystère et boule de gomme). »

Concernant ma rupture professionnelle avec Vincent Pavan, elle date du 07 février 2023. Elle est liée à son attitude envers d’autres et moi-même, cf. la démission de la majorité des membres principaux de son association, dont le Vice-Président et le Trésorier.


Cette rupture est donc intervenue bien plus tard qu’en novembre 2022, à savoir, en février 2023, et n’a aucun rapport avec ce que déclare Mehdi Belhaj Kacem. L’éditeur Guy Trédaniel a choisi de ne pas publier un livre avec autant de dissensions entre les auteurs, ce que je comprends, car il était impossible d’en faire une promotion sereine et harmonieuse. Pour votre information, Vincent Pavan a alors attaqué mon manque de professionnalisme concernant l’absence de poursuite de notre collaboration livresque, mais je vois mal comment poursuivre une collaboration avec un co-auteur qui ne cesse de me diffamer dans des mails collectifs, et d’après des témoignages reçus, dans des collectifs de terrain, derrière mon dos, sans que je ne puisse me défendre ! Et je n’ai même pas compris le désir de Vincent Pavan de poursuivre une collaboration avec moi, s’il pensait réellement toutes les accusations qu’il a pu proférer à mon encontre.


Aujourd’hui, il entame donc la promotion d’un livre, Le Totalitarisme en marche, auquel j’ai initialement coopéré en se prévalant d’un livre calomnieux à mon encontre, ce livre Nietzsche et la psychose occidentale.


J’ai, dans ma vie, rédigé plusieurs livres avec d’autres auteurs, dont le prochain à paraître sous ma direction est Corruption et fraude dans la crise Covid 2020. Avec beaucoup d’auteurs, les collaborations professionnelles se poursuivent d’ailleurs. Je ne suis donc pas inapte au travail collectif…

 


Sur le sujet du livre : le « blanchiment » de l’œuvre de Nietzsche

 

S’agissant du fond du sujet que Mehdi Belhaj Kacem aborde, je me permets tout de même d’indiquer qu’il est facile de faire parler des auteurs morts, et de les instrumentaliser dans le sens du vent, sans qu’ils ne puissent se défendre. Nietzsche est décédé en 1900. Il n’a donc pas pu servir de son plein gré les idées du nazisme. La rigueur commande de ne pas lui attribuer post mortem une prise de position politique. C’est la sœur de Nietzsche, avec laquelle les relations étaient extrêmement houleuses, qui fut, elle, acquise au nazisme, et récupéra ses écrits en faire-valoir, sans le consentement de l’auteur, alors décédé. Concernant Nietzsche, je recommande les travaux de ses grands traducteurs et commentateurs, Messieurs Patrick Wotling et Éric Blondel, dont manifestement Mehdi Belhaj Kacem n’a pas pris connaissance.


Quant au marxisme, je suis loin d’être la seule à y voir une expression matérialiste de l’existence, d’autres auteurs l’ont fait avant moi comme Klemperer ou Koestler.


Notons que nous avons aujourd’hui le même problème avec Freud, qui est frauduleusement utilisé pour la supposée « sexualité infantile » des programmes de l’OMS. Récemment, mon cousin Christian Dubuis-Santini en a fait une excellente recension.

 

Je suis favorable à la discussion concernant la rigueur des textes, du moment qu’elle prend en compte leur inscription dans une chronologie. Par exemple, à la différence de Nietzsche qui n’a pas connu la période nazie, Heidegger en a été un support, et il est dénoncé comme tel dans les écrits de son contemporain Günther Anders, notamment. Pourquoi ne pas débattre sur Heidegger, et même le citer, tout en s’acharnant sur un auteur antérieur au nazisme ?

 

Je n’idolâtre aucun auteur, aussi les propos de ce monsieur à mon encontre sont totalement farfelus et malhonnêtes, et relèvent davantage de la projection qu’autre chose. Que Nietzsche ait accusé le christianisme en tant qu’institution délétère à son époque encourageant à la contrition et à la culpabilité n’est pas une révélation. Lorsque l’on retranscrit une œuvre, cela ne signifie pas que l’on y adhère en tout point, Mehdi Belhaj Kacem devrait le savoir. D’ailleurs, il date mon livre sur Nietzsche de 2015, or il s’agit d’un livre paru en 2005… C’est dire le manque de rigueur.

 

Ainsi, le livre de Mehdi Belhaj Kacem est surtout un livre manifestement dirigé contre moi, sous des invocations de « dédicace ». Il est fondé sur des interprétations, dont certaines sont quasi délirantes. Dans L’art d’avoir toujours raison, Schopenhauer notait : « Si l’on s’aperçoit que l’adversaire est supérieur et que l’on ne va pas gagner il faut tenir des propos désobligeants, blessants et grossiers. Être désobligeant, cela consiste à quitter l’objet de la querelle (puisqu’on a perdu la partie) pour passer à l’adversaire, et à l’attaquer d’une manière ou d’une autre dans ce qu’il est : on pourrait appeler cela argumentum ad personam pour faire la différence avec l’argumentum ad hominem. » Force est de constater que Mehdi Belhaj Kacem, qui ne s’embarrasse pas de la vérité des faits, pratique les deux à mon encontre, et l’on pourrait même y voir une façon de faire son beurre sur mon dos… Comme il l’a déjà fait par le passé avec une autre figure de la philosophie, Alain Badiou.

 

Je déplore enfin, à l’heure grave où nous sommes, que certains qui se réclament de la « résistance » au totalitarisme sauvage qui s’annonce, se complaisent dans des attaques publiques sur les uns et les autres. Je pense que s’il y a des « ennemis » à désigner, ils sont ailleurs... Tout ceci relève de la diversion, que pratique généralement l’opposition contrôlée, pour nous faire perdre du temps, nous mettre sous pression, nous empêcher de nous concentrer sur l’essentiel et d’avancer sur des travaux constructifs.


Et là vient le fond de mon propos : depuis maintenant près d’un an et demi, des figures radicales et intègres de l’opposition subissent des attaques inouïes, dont certaines de la part de l’opposition que certains nomment, à juste titre : opposition autorisée. Ces attaques se passent dans les coulisses, dans le secret. Elles prospèrent sur notre silence. Ces agissements sont les suivants :

1°Menaces : menaces pour faire annuler des colloques, menaces de mort, etc.

2°Harcèlement, campagnes de diffamations et calomnies

3°Tentatives pour piéger les gens

4°Dénonciation aux ordres divers et contrôles fiscaux

5°Siphonnages de voiture, visites d’appartement, tentatives d’extorsion

6°Invisibilisation (notamment de certains scientifiques qui ont pourtant des choses à dire), censure, pillage des travaux intellectuels

7°Et tant d’autres choses encore, qui impactent aussi les proches des figures ciblées.

 

Il ne faut pas oublier non plus le cyber threat intelligence league, où certains individus infiltrent des groupes d’opposition dans le but de les détourner ou de collecter de l’information de l’intérieur.

Et nous en connaissons désormais quelques-uns.

 

Le Dr Olivier Soulier a fait les frais d’un harcèlement inouï, durant plusieurs mois, émanant de divers groupes. Olivier, qui en avait pourtant vu d’autres dans sa vie et était plutôt aguerri, m’appelait régulièrement en larmes au téléphone, tant le sentiment de trahison et d’incompréhension était présent. Beaucoup le savent mais se sont tus, par déni ou par peur. Sachez que plusieurs personnes possèdent l’intégralité de son dossier, et qu’il est déposé entre les mains de plusieurs cabinets d’avocats. Me concernant, et s’il devait m’arriver une mort suspecte, les cabinets d’avocat ont pour consigne de les révéler.

 

Sachez aussi, et j’ai les preuves de ce que j’avance, qu’Olivier Soulier, le jour de son décès, le 28 juin 2023, avait rendez-vous le matin avec un cabinet d’avocat, pour déposer deux plaintes pénales sur ce qu’il subissait. Il n’a pas honoré son rendez-vous et il n’a pas prévenu le cabinet d’avocat de son absence, ce qui était contraire à ses pratiques. Je constate que les mots « meurtre » et « assassinat » avec des menaces d’attaques pour diffamation sont dans la bouche de ceux qui l’ont calomnié durant des mois, pas dans la mienne. On m’a même accusée de complicité de crime car je l’aurais poussé au chamanisme, c’est dire jusqu’où cela va… En disant qu’il n’a pas honoré son rendez-vous avec l’avocat (ce que j’ai pris le soin de vérifier), qu’il ne m’a pas contactée, alors qu’il devait m’appeler en fin de matinée, et donc, qu’il n’a pas déposé les plaintes contrairement à son vœu, je signale juste un fait.

 

Tout ceci n’était pas censé faire l’objet d’échanges publics. Malheureusement, étant donné la tournure des événements, totalement indépendante de ma volonté et en mémoire d’Olivier Soulier, je ne peux pas concéder le moindre mensonge. C’est pourquoi, bien que M. Vincent Pavan soit parfaitement conscient de ce qui s’est passé, je viens ici lui rappeler la réalité des faits, en totale contradiction avec les observations de l’auteur qu’il cautionne pourtant en public en indiquant même avoir lu le livre « très tôt, » donc si je comprends bien, avant sa parution.

 

Je n’ai personnellement jamais calomnié les uns et les autres. Étant une professionnelle spécialiste de longue date du harcèlement, je décèle mieux que quiconque ses prémices et ses modalités. J’avais d’ailleurs alerté le CSI en février 2023 sur les maltraitances collectives à l’œuvre, sans obtenir de réponse à ce sujet. Je joins ici mon courrier. Ce fut la raison de mon absence à Saintes les 18 et 19 mai 2023. De mémoire, seul Pierre Chaillot (et je le remercie ici au passage) m’a appelée, parmi les destinataires en copie.

 




En conclusion, je suis consternée de voir, à la lecture de ce livre, que ni Tristan Edelman, ni Vincent Pavan n’ont jugé utile à ce jour de rectifier la vérité de ce qui s’est réellement passé. J’observe aussi les relais médiatiques de ces attaques. La déontologie commande de recueillir d’abord le contradictoire… ce qu’ils ne font pas, se régalant de sacrifier une nouvelle proie sur l’autel du buzz et du divertissement. Si c’est une erreur d’inattention, ces médias devraient donc avoir la décence et l’éthique de publier mon droit de réponse.

 

Je remercie enfin tous ceux qui m’ont spontanément et inconditionnellement manifesté leur soutien depuis, que ce soit par des messages privés, sur twitter, par mails, ou encore, par cette magnifique lettre de soutien rédigée par Laurence Kayser, Vice-Présidente d’ONEST à mes côtés, que nous avons nommée « alternative », comme une alternative proposée aussi à tous ces agissements délétères qui sévissent désormais sans contrôle au sein de la « résistance ». J’en remercie chaleureusement tous les signataires, certains que je connais pour leur loyauté indéfectible à mes côtés depuis des années, voire décennies, et d’autres que je ne connais pas encore.

 


Annexes 


Extraits du livre


« Maintenir « privés » des conflits intellectuels qui concernent le domaine public, et donc, le salut physique d’un nombre de personnes impossible à évaluer, c’est tout simplement, faire preuve de lâcheté : ne pas être juste, au sens de la justice, et aussi de la justesse » (cf. page 14 de l’ouvrage).

« Dans le cas d’Ariane, on peut dire que la chose tomba dans l’oreille d’une sourde : elle voulait à toute force précipiter la réalisation, et surtout la parution de la chose […] il fallait (manifestement) se ruer sur l’opportunité éditoriale qui nous était offerte sur un plateau d’argent et s’économiser toute autre considération » (cf. page 15 de l’ouvrage).

« Mais on peut se demander si, dans le travail collectif de la résistance, elle n’a pas des tendances légèrement autoritaires sur les bords » (cf. page 16 de l’ouvrage, soulign. ajouté).

« Mais il s’avéra assez vite, comme on va le voir, que son propre fonctionnement a (manifestement…) quelque chose de passablement paranoïaque » (cf. Ibid.).

« Enfin, il faut bien dire qu’Ariane avait une tendance irrépressible à hystériser tous les débats » (cf. Ibid.).

« Ariane, qui a des qualités réelles de philosophe, démontra par le fait, comme disaient les anarchistes historiques, qu’elle était peu portée sur le dialogue ; et c’est une litote » (cf. page 17 de l’ouvrage).

 « Toute cette démagogie et ce « démocratisme » en perlimpinpin sont exactement ce qui nous a conduits au néo-totalitarisme que dénonce Ariane dans ses travaux » (cf. page 18 de l’ouvrage).

 « Le problème est qu’Ariane soutenait cela en général et tient au fond le succès éditorial pour une fin en soi, ce qui est bien peu « nietzschéen », comme l’anti-élitisme et le démagogisme culturel » (cf. Ibid.).

  « Le vase était passablement plein, donc. Mais ce qui commença à le faire déborder, ce furent, rédigés à la va-vite sous la pression d’Ariane, les premiers textes qui circulèrent pour préparer le Manifeste » (cf. page 19 de l’ouvrage).

« Le surhomme, nous disait Ariane, c’était « l’homme débarrassé du ressentiment » : ce qui constitue, avec les autres « thèses », un parfait exemple de « nietzschéisme » estudiantin et sentimental » (cf. page 20 de l’ouvrage).

L’intégralité des propos tenus en page 21 de l’ouvrage, allant de « C’en était donc décidément trop […] » jusqu’à « Les choses ne s’en tinrent encore pas là, ce qui fait quand même beaucoup, puisque plusieurs personnes avec qui j’entretenais des relations cordiales, sinon tout à fait amicales, et qui étaient aussi des connaissances d’Ariane, cessèrent elles aussi de m’adresser le moindre signe, sans aucune raison discernable autre que celle-là ».



 

« C’est en abyme, puisqu’en plus de traits « paranoïaques » et « totalitaires », plutôt saillants, il semblerait que pour ce qui est de se « libérer du ressentiment », Ariane ait encore un peu de chemin devant elle, avant d’atteindre la terre promise du Zarathoustra. Puisse ce livre la guider dans ce docte pèlerinage » (cf. page 22 de l’ouvrage).

« Bref, il est clair qu’il y a une surdétermination psychanalytique très lourde, dans le fait de porter ce prénom féminin et pas un autre… » (cf. page 28 de l’ouvrage).

« D’ailleurs, dans le petit livre qu’elle a consacré à Nietzsche, Ariane ne prend pas à la légère cette question, puisqu’il est consacré à la manière dont Nietzsche évalue les valeurs selon les affects qu’ils produisent. Mais ce livre n’est pas vraiment sur la même ligne que Le Totalitarisme en marche, puisqu’Ariane y entérine le crin-crin nietzschéen d’un christianisme ontologiquement « néfaste » pour les affects, car foncièrement nihiliste etc. Il faudra choisir » (cf. page 69 de l’ouvrage).



Que la Justice l'emporte sur la force et la ruse.

 

Pour l'humanité, le 13 janvier 2024.

 

Ariane Bilheran


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