« On ne tient pas compte de la science et les gens deviennent complètement fous »

Dernière mise à jour : 27 août 2021

D’après le psychiatre Frédéric Badel


Extraits d'un article du site Nexus


Questions-réponses avec le Dr Frédéric Badel, psychiatre, qui nous livre son point de vue sur la situation sanitaire, ses dangers, ses conséquences et ses pistes de solutions. Selon lui, « pour faire peur et maintenir une population dans l’obéissance, vous pouvez notamment maximiser, généraliser un danger et le rendre extraordinaire » et « seul le peuple pourra enrayer ces dérives, à condition qu’il sorte progressivement de sa torpeur hypnotique ».


Quelles mesures prises par le gouvernement créent des désordres psychologiques chez les gens selon vous ?

Ce sont principalement les mesures restrictives de libertés individuelles, des droits fondamentaux, comme ceux d’aller et venir, de se réunir, de travailler. Le fait également de donner des injonctions contradictoires et changeantes, de plomber les gens économiquement. Regardez par exemple les bars-mans et les restaurateurs : on leur a demandé des travaux coûteux pour respecter les nouvelles normes qu’on leur avait données pour pouvoir accueillir le public. Ils ont joué le jeu, ils y ont cru. Et puis après, on leur a demandé de fermer.

C’est ensuite l’insistance, et cela m’est fréquemment rapporté par des patients, à vouloir lister et isoler les cas contacts, c’est du jamais-vu ! Les pourchasser via les caisses primaires d’assurance maladie, devenues des sortes de milices sanitaires, enquêter sur leurs comportements, sur le nombre de personnes qu’ils ont vues est très intrusif.


Faire passer l’idée que tout le monde est contaminant est dangereux et nous dresse les uns contre les autres.

Antérieurement, des mesures étaient prises pour des personnes positives ou des malades, la notion de contact à identifier est pernicieuse. Mais beaucoup commencent à comprendre que les cas contacts qu’ils connaissent n’ont jamais manifesté le moindre symptôme.

Les désordres psychologiques naissent également du port du masque : bâillonner les enfants alors qu’ils sont peu vecteurs de la maladie, et pas malades, ça n’a aucun sens. La société française de pédiatrie attire l’attention sur la dégradation de l’état psychologique des jeunes. On ne tient pas compte de la science. Les gens deviennent complètement fous. Les enfants regardent beaucoup et décodent les émotions aux expressions du visage. Quand des patients demandent des explications sur le bien-fondé de ces injonctions, personne leur donne de réponse. Certains parents ont retiré leur enfant de l’école.


La situation sanitaire justifie-t-elle ces mesures selon vous ? Selon moi, la situation sanitaire au niveau psychiatrique nécessiterait qu’on supprime le couvre-feu, toute idée de confinement qui crée du malheur et de la pauvreté. Ça ne modifie pas le profil de propagation de l’épidémie, d’après des études comparatives confinement versus non-confinement dont celle de John Ionnanidis, qui montre des effets très comparables. L’étude dit que le confinement et les fermetures des lieux culturels n’ont été d’aucune utilité, que le confinement a favorisé les contaminations à l’intérieur des foyers. Les épidémies précédentes ont été traitées comme il est habituel de le faire si je m’en réfère aux infectiologues : on teste, on isole, on traite.On isole donc les malades, pas l’ensemble de la population. Actuellement les gens sont testés puis laissés chez eux sans traitement, alors que la plupart des pays en proposent. Le confinement est devenu interminable, décliné en couvre-feux à horaires modulables, sans justification crédible. Depuis un an, ces mesures n’ont semble-t-il pas porté leurs fruits puisqu’on entend parler tous les jours d’épidémie. Pourquoi persister dans des mesures inefficaces ? De plus en plus de voix de par le monde alertent sur le danger du confinement et son inutilité. Dernièrement, une alerte internationale a été lancée par United Health Professionnals regroupant 1500 chercheurs et médecins sur la nécessité de mettre fin à toutes les mesures, y compris la vaccination. Je rappelle que l’isolement social est classé dans les tortures, ainsi que les menaces et les demandes stupides imposées. (Voir charte de Biderman).


Pensez-vous que ces mesures visent à manipuler la population ?

Je l’avais dit dans un article de décembre 2020 « Un virus et des hommes » et je persiste et signe : les médias ont très largement propagé une parole gouvernementale basée sur la manipulation (essentiellement par la peur et les modifications des indicateurs d’épidémie), sur le mensonge (au sujet de la disponibilité puis de l’efficacité des masques par exemple), sur l’infantilisation (se faire à soi-même une attestation), et sur la culpabilisation (embrasser ses proches les fera mourir). Et tout cela dans le but de sidérer les esprits et de leur faire accepter n’importe quoi, même ce qui n’a pas de sens. On prend des mesures infantilisantes et liberticides en l’absence de données scientifiques, et on nous met des messages récurrents dans la tête, comme si ce qui arrivait était nouveau. Prenez l’exemple de cette phrase : « Vivre avec le virus de manière durable », comme si nous n’avions jamais vécu avec de virus, alors qu’on le fait depuis la nuit des temps. Notre système immunitaire se forge avec eux. Ces messages répétitifs sont truffés de biais cognitifs, de fautes de logique, qui peuvent être employés à dessein pour tromper les gens.

Pour faire peur et maintenir une population dans l’obéissance, vous pouvez notamment maximiser, généraliser un danger et le rendre extraordinaire.

Exemple : filmer un hôpital bondé, ou des patients qui ont été transférés par train pour changer d’hôpitaux. Vous faites croire que ces hôpitaux croulent exceptionnellement sous l’affluence des malades, alors qu’ils le sont depuis des années. Vous faites croire que cela arrive dans tous les hôpitaux, alors que certains sont vides. Ces images ont marqué les esprits et terrorisé les gens, certains sont restés confinés depuis. Vous pouvez aussi instrumentaliser les chiffres en changeant les indicateurs de référence qui justifient les mesures sanitaires : parler de cas positifs, et non plus de malades ou de morts, fait grimper la terreur. Et conditionner la sortie de la crise à la réduction des cas a pour conséquence de maintenir les décisions d’enfermement présentées comme sanitaires. Tant qu’on testera les gens qui vont bien, je ne vois pas comment on va sortir de l’épidémie, d’autant qu’il semble exister un problème de fiabilité des tests employés. Et si l’épidémie reste permanente, les mesures autoritaires qui vont avec le resteront aussi. Une épidémie ça a toujours été évalué par un nombre de malades sur un nombre d’habitants, pas par un nombre de cas ! Tous ces concepts permettent d’orienter le débat et de détourner des questions éthiques fondamentales : « Est-il nécessaire de vacciner ? Peut-on isoler des gens non-malades ? Doit-on attendre les résultats d’étude sur l’efficacité de molécules en pleine épidémie, n’est-ce pas confondre recherche et soin ? Pourquoi ne pas laisser les médecins faire leur boulot ? ».

Les véritables questions sont éludées, car elles pourraient inciter à réfléchir par soi-même et sortir du discours officiel.

L’exemple de manipulation le plus abouti me semble-t-il a été de parvenir à faire croire malgré la diminution rapide des décès puis des malades à l’augmentation de la dangerosité de ce virus de façon à ce que de plus en plus de personnes se sentent concernées par la menace. Ceci a pu se faire grâce entre autres à la modification des indicateurs d’épidémie et à la confusion savamment organisée entre malades et cas positifs puis malades et cas contacts.

Les gens sont passés d’une peur d’être malades à une peur d’être positifs puis d’être contacts.

On peut imaginer aujourd’hui qu’en couplant le nouveau pseudo concept de « zéro covid » à un dépistage massif de la population, notamment dans les écoles, on va pouvoir encore monter d’un cran dans la peur et le nombre de personnes atteintes par celle-ci. En prenant un peu de recul, on s’aperçoit qu’une épidémie virale saisonnière qui touche essentiellement les gens âgés et porteurs de polypathologies, d’une mortalité proche des épidémies habituelles, et les derniers chiffres fournis par l’IHU Méditerranée indique une épidémie moins mortelle qu’en 2017, aboutit après un an à un dépistage massif de la population et le maintien de mesures contraignantes pourvoyeuses d’une altération de l’état de santé de la population. Ces techniques peuvent sembler grossières, mais répétées plusieurs fois par jour, elles sont efficaces pour maintenir un état de sidération empêchant la réflexion. Ceci n’est qu’un exemple parmi de nombreux de manipulation de masse.


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Lire la suit, "Est-ce que c’est l’effet recherché selon vous, rendre les gens fous, misérables et dépendants de l’État ?", sur le site www.nexus.fr


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