Parution de l'Énergie Spirituelle de Bergson

Mis à jour : 28 juil. 2020

14 septembre 2012


Le 19 septembre de ce mois-ci, ne manquez pas la parution en librairie de L’Énergie Spirituelle de Bergson, préfacée par Ariane Bilheran, chez Payot...


Extraits de la préface :

"La conscience est une propriété que l’être humain peut choisir ou non de développer, en s’ouvrant à l’énergie spirituelle. Mais qu’entendre par « énergie spirituelle » ? [...] Ainsi, les racines de l’arbre puisent au cœur de la terre le mouvement de croissance nécessaire à la manifestation du vivant dans ses fruits au sommet. Cette énergie traverse l’être humain, en lui donnant accès à une forme d’infini. Elle pourrait se découvrir dans ce souffle qui traverse l’âme jusqu'à son dernier souffle, encore que Bergson envisage une prolongation de l’âme après la mort, une autre forme de vie où l’énergie de l’âme perdurerait au-delà de l’incarnation. L’énergie est l’essence du vivant. Les plantes l’empruntent au soleil pour croître et la transmettent à ceux qu’elles nourrissent. Pour les Orientaux, elle pourrait se ressentir dans la Kundalini et le mouvement de rotation des chakras, dans des expériences méditatives puissantes, où il s’agit d’ailleurs souvent de s’enraciner puissamment dans l’énergie de la terre pour trouver ensuite un accès à une ouverture spirituelle dans le ciel. Chez l’être humain, elle trouve son apogée dans la conscience, cette ouverture à autrui, cette recherche spirituelle qui désigne d’abord l’être comme un point dans l’univers, lui donne l’humilité comme sens de l’infini, lui fait rechercher la paix en lui et pour autrui, l’ouvre à la créativité et à la sagesse. [...] Nous avions déjà appris avec Freud que le mental cherche à maîtriser quand l’inconscient bouscule. C’est d’ailleurs, selon Bergson, ce que la science occidentale ne cesse de chercher à faire: nier l’existence de la vie de l’esprit. En psychanalyse, cela pourrait se nommer « déni », ou tout au moins : résistance. Car la vie psychique résiste à toute approche de mesure, de contrôle. Elle s’échappe, se libère et ne s’appréhende que par une humble démarche d’introspection, de lâcher-prise, d’observation du mouvement intérieur qui nous traverse. [...] L’esprit, l’âme, le souffle, le divin ne se mesurent pas. Ils ne sont pas mécaniques. Bergson critique la science occidentale sur le sujet : « On s’empara donc du cerveau, on s’attacha au fait cérébral – dont on ne connaît certes pas la nature, mais dont on sait qu’il doit pouvoir se résoudre finalement en mouvements de molécules et d’atomes, c’est-à-dire en fait d’ordre mécanique – et l’on convint de procéder comme si le cérébral était l’équivalent du mental. » Ainsi, poser une équivalence entre conscience et cerveau n’est pas scientifique. Développer sa conscience (ouverture à son intériorité), ce n'est pas développer son cerveau (effort intellectuel). Ce que démontre Bergson est à mettre en lien avec les erreurs et les errances de la science occidentale lorsqu’elle prétend mesurer la conscience".


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