L'opposition contrôlée ou "le syndicat jaune"
- Ariane Bilheran

- 22 janv. 2024
- 9 min de lecture
Dernière mise à jour : 1 mars 2025
La Lucarne d'Ariane Bilheran, in Antipresse 425 - 21 janvier 2024.
La mise en place de la dystopie covidienne a entraîné de profondes ruptures au sein de nos sociétés.
Des groupes se sont formés pour résister au règne de l’absurde et à la dictature sanitaire, de nouveaux médias ont émergé, et aussi, bien entendu, des leaders d’opinion et des figures charismatiques. Croira-t-on que le pouvoir qui a mis en place un système aussi inique et abusif soit resté les bras croisés face à cette contestation? Les récents remous qui agitent la sphère de l’opposition témoignent au contraire d’un travail de sape et de subversion efficace, qui doit être étudié en soi comme l’une des composantes de la dérive totalitaire en cours. Voici donc un aperçu des stratégies et des procédés.

Lorsqu’un pouvoir enclenche une guerre contre sa population, pour faire passer en force des mesures impopulaires et/ou divers projets tyranniques, il sait qu’une frange politisée (au sens de l’engagement politique au sens noble), certes minime mais solide, risque de réagir. Il anticipe et canalise donc cette colère en fabriquant «sa» résistance, produit de la même ingénierie et de la même ardeur avec lesquelles il s’emploie à manipuler la population. Notons que les mêmes méthodes sont appliquées dans les entreprises, lors de la création du «syndicat jaune» dont la fonction sera d’être au service, non pas des travailleurs, mais des patrons.
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