De la tyrannie: la passion du pouvoir et les fils de Brutus
- Ariane Bilheran

- 15 janv.
- 9 min de lecture
La Licorne n°28 d'Ariane Bilheran, 15 janvier 2026.
Pour être informés immédiatement des articles de fond d'Ariane Bilheran sur son site, abonnez-vous à La Licorne!
(2 articles inédits d'Ariane Bilheran par mois avec leur podcast, réservés aux abonnés).
Cet article est sous droits d'auteur et ne peut pas être reproduit sans l'autorisation écrite d'Ariane Bilheran.
«L’aspiration du peuple pour la justice perdue est toujours vivace, et […] il se trouve toujours quelqu’un, le fils d’un homme, qui se lève, reçoit le Mot et part avec la fureur aux entrailles… et quand il a été vaincu, quand il a fini sur la croix, au bout d’un certain temps, il s’en lève un autre, et plus tard encore un autre, et ils se passent le Mot de génération en génération…»
Koestler, A. Spartacus.
Devant les événements (actions et déclarations) qui secouent ce début d’année 2026, beaucoup de points restent en suspens concernant ce que j’ai nommé «la passion du pouvoir». Une question m’est régulièrement posée: jusqu’où peuvent aller des passionnés du pouvoir qui semblent s’affranchir de toutes les limites? Eh bien, la réponse est simple: jusqu’à rencontrer des limites. Cette loi, pourtant évidente, de la psychologie, préside à l’humanité depuis la nuit des temps.
Connue depuis l’Antiquité gréco-romaine et ce qu’elle nous a laissé en matière d’héritage de lutte contre la tyrannie, elle semble aujourd’hui tout autant incomprise qu’oubliée, pour notre plus grand malheur. Aussi, pour cette Licorne n°28, je vous propose, non pas une analyse géopolitique avec des pronostics, mais une réflexion profonde sur l’humanité, son besoin de prédation et son rapport au pouvoir.

Le Lion des Médicis - ©Ariane Bilheran
Vous souhaitez en lire plus ?
Abonnez-vous à arianebilheran.com pour continuer à lire ce post exclusif.



