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Faillite de l’autorité, corruption de la langue et totalitarisme: une lecture psychopathologique II/III

Trilogie publiée dans L'Impertinent Média, ici Ariane Bilheran revient sur les rapports entre autorité, langue, et remparts de civilisation.


Volet II

Une langue dégradée est une éclipse de la raison et une éclipse de la raison est une régression dans la barbarie.


L’observation des chutes de civilisation dans l’histoire humaine, depuis une perspective systémique et psychopathologique, nous permet de construire une réflexion de l’individu jusqu’aux masses qui soutiennent les avènements totalitaires.


La résurgence actuelle de pouvoirs tyranniques et autoritaires liée à la dérive totalitaire que nous traversons rend indispensable une telle réflexion pour comprendre les processus en jeu dans l’exercice du pouvoir et leur répétition dans l’histoire.


Le concept d’autorité est central en philosophique politique. À partir d’un double prisme philosophique et psychopathologique (fondé sur ma clinique, tant en cabinet libéral que lors des enquêtes effectuées à la suite de plaintes de harcèlement dans les institutions et entreprises, ainsi que sur mes observations cliniques des glissements sémantiques actuels), j’analyserai ici en quoi l’autorité se construit avec la langue, et se délite avec l’apparition de la novlangue, pour reprendre l’expression chère à George Orwell. Les représentations humaines se disent et se construisent à partir de notre parole.


Si le premier temps de cette trilogie a examiné les liens entre autorité et langue, dans ce deuxième temps, nous examinons les raisons pour lesquelles l’expression d’une langue dégradée témoigne d’une éclipse de la raison, et partant, de la civilisation, avant d’envisager des antidotes dans notre paysage contemporain.

 

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