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La face cachée du transhumanisme : le totalitarisme sexuel

Dernière mise à jour : 2 sept. 2023

Article paru dans L’Antipresse n°382 le 26 mars 2023.






Ariane Bilheran, normalienne (Ulm), philosophe, psychologue clinicienne, docteur en psychopathologie, auteur de nombreux livres dont dernièrement Chroniques du totalitarisme 2021, Vaincre ses monstres intérieurs par la mythologie.


« Une infirmière se leva comme ils entraient, et se mit au garde-à-vous devant le Directeur.

— Quelle est la leçon, cet après-midi ? demanda-t-il.

— Nous avons fait du Sexe Élémentaire pendant les quarante premières minutes, répondit-elle. Mais maintenant, on aréglé l’appareil sur le cours élémentaire de Sentiment des Classes Sociales. »

Huxley, A. Le meilleur des mondes.


S’il est un livre que j’aurais souhaité ne jamais avoir eu à écrire c’est bien L’imposture des droits sexuels. Les textes de l’OMS concernant les « droits sexuels » (sans parler de la partie « droits reproductifs ») s’annoncent libertaires : jouir sans entrave, pour tous et en tous lieux, respecter les préférences sexuelles de chacun, même les plus biscornues, etc. Cette libération de la pulsion sexuelle se traduit ainsi : prosélytisme auprès des enfants, promotion des pires déviances qui soient, au mépris des victimes (moyennant un saupoudrage de micromodule sur le « consentement »), transgression banalisée, sinon normalisée, des enfants, par un monde adulte qui a manifestement perdu des repères essentiels. L’abstinence est évidemment « has been », de même que l’amour, les sentiments, autant de vieux meubles pour antiquaires nostalgiques. On se demande tout de même où est notre liberté lorsque cette OMS se donne tant de mal pour nous contraindre à jouir[1].


Actuellement dans les écoles de France, en « grand déploiement » : le programme de sexualisation de l’OMS, au travers de séances dites d’« éducation à la sexualité »[1]. Des parents et des professionnels de l’enfance me contactent depuis plusieurs semaines, alarmés : dans des écoles élémentaires, des enseignants et des infirmiers, imbibés des consignes du ministère de la Santé en partenariat avec l’Éducation Nationale, viennent parler sexualité à des enfants. Pour leur plus grand bien, cela va de soi. Examinons les témoignages d’enfants de CM2, transmis par un collectif de « parents en colère » :


« “Pour le plaisir les filles sucent le pénis des garçons.”

“Les garçons sucent le vagin mais peuvent avaler quelque chose.”

“Pour le plaisir les filles peuvent caresser les testicules du garçon.”

“On peut faire le sexe dans les fesses.” »[2]


Les collègues reçoivent des enfants traumatisés, dont certains sont ravagés d’angoisse, perdent le sommeil et l’appétit, et dégringolent au niveau des apprentissages : troubles de l’attention, problèmes orthophoniques, phobie scolaire, etc.


La tragédie en cours est à comprendre sous l’angle de la dérive totalitaire qui frappe de plein fouet notre société depuis 2020. Le programme était déjà bien ficelé dans les coulisses, d’où le sous-titre dérangeant de mon livre en 2017 : « ou la loi du pédophile au service du totalitarisme mondial ». Car soyons clairs : non, il ne s’agit pas d’une mauvaise interprétation des textes de l’OMS, qui serait appliquée dans les écoles, mais bien de la pleine expression de leur contenu.

Les totalitarismes s’en prennent toujours à la jeunesse et en particulier aux enfants. Ils sont une cible de choix. J’ai décortiqué les textes promus par l’OMS, virgule après virgule, et croyez-moi : ce ne fut pas une partie de plaisir durant des mois. Plutôt, une longue plongée dans les égouts nauséabonds de ces textes en anglais, en espagnol, en français, et dans leur version intégrale (les versions édulcorées étant une sorte de poudre de perlimpinpin, où vous ne pouvez qu’adhérer aux idéaux munificents qui y sont brandis).


Pour l’OMS, les individus auraient des droits à la sexualité (à la jouissance), qui ne sauraient être réprimés. Ces droits commenceraient dès la naissance (« 0 an »), et il conviendrait que des adultes « partenaires » enseignent la sexualité aux enfants. Le document programmatif pour l’Europe s’intitule Les Standards pour l’éducation sexuelle en Europe[3], avec une « matrice » d’enseignements selon les âges.


Afin que chacun entende ce dont il s’agit, le Dr Régis Brunod, pédiatre et pédopsychiatre, ancien chef de clinique dans les deux disciplines à la Faculté de Médecine de Paris, ancien Privat Docent — Maître d’enseignement et de recherche à l’Université de Lausanne, résume ainsi mon labeur :


« Ces textes sont l’expression de groupes de pression (“lobbies”) et n’ont jamais fait l’objet d’une consultation démocratique dans aucun pays, la plupart des habitants ignorant même jusqu’à leur existence. Ils ne reposent sur aucune étude scientifique digne de ce nom et se justifient de leur propre chef en se réclamant de grands principes moraux dont les termes sont pervertis.

C’est cette perversion de la langue que l’auteur débusque patiemment derrière chacun des mots utilisés dans ces textes rédigés dans une “novlangue” comparable à celle utilisée par Georges Orwell dans 1984. La confusion engendrée par cette rédaction permet de faire croire au lecteur que les enfants ne sont que des adultes en miniature qui auraient les mêmes “droits sexuels” que les plus grands, sans avoir à tenir compte de leur âge, ni de leurs parents. Ces droits sont présentés comme une protection de l’enfant sous couvert d’une éducation précoce à la sexualité alors qu’ils ne tiennent aucun compte des réalités de son développement ni du caractère traumatique de l’intrusion de ce monde des adultes dans celui de l’enfance. Cet argument ressemble en tout point au discours que certains pédophiles utilisent pour justifier leurs actes. Et c’est bien le sens des mots, en lui-même, qui est perverti au point de transformer la pensée de celui qui les lit. Ariane Bilheran utilise l’image de gouttes d’arsenic versées dans le petit lait du discours. C’est ainsi que l’on a convaincu la plupart des gens qu’on pouvait “changer de sexe”, ce qui en fait est totalement impossible. Le sexe d’un individu est déterminé par l’un des deux chromosomes sexuels (X ou Y) présents dans chacune des milliards de cellules qui forment son corps. […]

Une autre perversion de la pensée qu’Ariane Bilheran démasque dans ces textes est celle qui voudrait nous faire croire que la sexualité ne serait qu’un jeu, un comportement détaché de tout affect en dehors du plaisir ressenti au cours de celui-ci. C’est exactement la stratégie qu’utilisent les pédophiles s’attaquant aux jeunes enfants : des jeux ou des câlins du registre de l’enfance pour arriver à leurs fins d’adultes de façon anodine. Même chez les adultes, les professionnels de la santé psychique sont confrontés quotidiennement aux dégâts affectifs et aux conséquences de ces soi-disant “activités sexuelles sans implications”, en particulier chez les femmes. On est là dans Le Meilleur des mondes d’Aldous Huxley, un monde déshumanisé et tragique”.»


J’ai formulé l’hypothèse de filiations actuelles, historiques et conceptuelles, avec le nazisme[4]. Ces filiations directes existent très clairement dans les « droits sexuels » des enfants, et pour cela, il faut remonter à l’œuvre de Judith Reisman, professeur des Universités américaine, juive, dont la famille avait été exterminée durant la Shoah[5]. Judith Reisman, peu avant sa mort, avait relevé les liens entre l’OMS, Rockefeller et le nazisme :


« Mes recherches ont démontré également que la promotion de la fausse science de Kinsey était en rapport direct avec l’augmentation de la consommation de pornographie et l’extension de celle-ci, phénomène contribuant largement à la multiplication des viols et des abus sexuels d’enfants, ainsi qu’à la croissance de l’industrie constituée par le trafic sexuel d’enfants. Cette thèse a attiré l’attention du Département de la justice (DOJ), qui m’a confié la direction d’une task force (groupe de travail) chargée de réunir des preuves en collaboration avec le FBI. Or, juste avant qu’elle n’ait commencé à travailler, notre task force a été dissoute sans explication.

J’ai ensuite été soumise à trois enquêtes hostiles du Congrès et à un barrage d’insultes médiatiques, visant là encore à discréditer la porteuse d’un message suprêmement désagréable à l’industrie de la pornographie de même qu’à l’institution scolaire. Un journaliste d’investigation a signalé par la suite que la majeure partie de cette campagne de diffamation avait été ordonnée et payée par Playboy[6] et Penthouse (pour un coût de plus de cinquante mille dollars par mois sur deux ans). L’intérêt qu’ils ont à voir supprimer une menace pour leur vaste empire en pleine expansion est une chose qui va de soi. »[7]


Nous devons comprendre que cette sexualisation précoce des enfants, comprenant des mutilations sexuelles sur les enfants, est théorisée de longue date, et fait partie d’un plan intentionnel, qui recouvre d’ailleurs une cartographie parfois identique à celle des acteurs du théâtre pandémique. Nous avons affaire à du grand art en manipulation des esprits car ces programmes connaissent parfaitement bien le psychisme des enfants pour préconiser de faire exactement l’inverse de ce qu’il faudrait faire à tel ou tel âge. L’enfer étant pavé de bonnes intentions, on ne s’embarrasse plus de paradoxes : pour empêcher les petits garçons de violer les filles dans le futur, détaillons-leur très tôt ce qu’est un viol ; pour les protéger de la pornographie, enseignons-leur la pornographie[8], etc. En résumé : pour protéger les enfants des abus, abusons-les !

L’OMS pratique l’ingérence dans les affaires internes des peuples, en violant leurs Constitutions, en outrepassant les lois des États et en contrevenant aux connaissances psychologiques quant au développement psychique de l’enfant. Qu’à cela ne tienne, toutes ces vieilleries empêchant les pervers de transgresser seront réécrites ! Et les grands travaux de la psychologie de l’enfance jetés au bûcher car ils entravent nos libertés du « jouir sans entrave »…


Après l’épisode de répression politique vécu au nom de l’OMS depuis 2020, la population est peut-être désormais prête à entendre que tout ce qui émane de cette organisation n’est pas bon à prendre… Ma stupeur en 2017 fut d’être confrontée aux mensonges des médias de masse et au déni de nombreux professionnels de l’enfance. Heureusement, les lignes bougent, et certains me rappellent pour me dire tout simplement : « Tu avais raison. »

Les psychologues ne sont pas des pansements magiques pour colmater des traumatismes lorsque des États vont trop loin dans ce qu’ils infligent à leurs sujets. Les psychologues ne pourront pas, quel que soit leur degré d’excellence, rendre l’enfant à l’identique à ses parents, après ces séances collectives d’intrusion traumatique. Le traumatisme n’est pas un petit bobo : il faut cesser de toute urgence ces expérimentations perverses de masse sur les enfants.


Nous avons été plusieurs psychologues et psychiatres à alerter. Nos sources sont les textes officiels soutenus et promus par l’OMS. Nous ne sommes ni négationnistes, ni antisémites, ni homophobes, ni d’extrême-droite, ni d’autre étiquette destinée à museler nos avertissements quant à la gravité de ces intrusions traumatiques.

Notre posture est professionnelle, en faveur de la protection psychique des enfants dans leur développement psychique.

Notre posture est politique, en ce sens que nous dénonçons cette dérive totalitaire qui entend transgresser les enfants dès le plus jeune âge au nom de supposés « droits », et réduire la citoyenneté politique à une « citoyenneté sexuelle ».

Notre posture est émancipatrice, dans la mesure où nous militons pour que les adultes puissent vivre, selon leur libre arbitre, une sexualité épanouie, ce qui suppose de ne pas la décorréler des autres pans de l’être, et de ne pas créer des traumatismes précoces indélébiles.


Le sujet dérange, car il est question de notre intimité, de notre sexualité. Alors, tout le monde se tait, arborant une mine gênée. Or, une dérive totalitaire ne peut se déployer que sur nos complicités silencieuses. Il est temps que la clameur des protecteurs de l’enfance se lève contre ces programmes délétères, qui sont un pion majeur sur l’échiquier de la dérive totalitaire sur les enfants, sujet qui fera l’objet d’un colloque inédit le 13 mai 2023 à Paris, où nous espérons vous rencontrer, chers lecteurs de L’Antipresse.


À lire, de toute urgence, pour approfondir le sujet :

Bilheran, A. 2022, L’imposture des droits sexuels. Ou la loi du pédophile au service du totalitarisme mondial, Bookelis, 5ème éd.

Bilheran, A., Lafargue, A. 2021, Psychopathologie de la pédophilie, Dunod, 2ème éd.

Brunod, R. 2020, Préserver l’innocence des enfants, Le Bien Commun.



Rejoignez-nous à ce colloque de différents experts de la Psychologie et du Droit :

« La dérive totalitaire sur les enfants », Paris, le 13 mai 2023.


Post-scriptum :

En bonus, le sophisme des « droits sexuels » :


« Les droits sexuels sont des droits humains liés à la sexualité.

L’IPPF[9] affirme que les droits sexuels sont des droits humains. »


Sophisme des « droits sexuels » :

« Les droits de tous (adultes comme enfants), sont des droits humains

Les droits sexuels sont des droits humains

Les droits sexuels sont les droits de tous (adultes et enfants). »


Quelle est exactement la proposition logique ici, concernant les « droits sexuels » ?

« X est Y

Z est Y

Donc Z est X. »


Prenons le raisonnement en substituant les termes de l’équation, pour mieux voir la falsification qu’il contient :

« Une pomme (X) est un fruit (Y)

Une banane (Z) est un fruit (Y)

Donc une banane (Z) est une pomme (X). »


Ici, le sophisme s’appuie sur la confusion que l’appartenance au même groupe peut créer des attributs communs. Or, précisément, même si l’enfant et l’adulte sont tous deux des êtres humains, et même si ces deux catégories ont des droits, il ne s’agit pas du tout des mêmes droits. On retrouve le même sophisme dans Les Standards pour l’éducation sexuelle en Europe :


« La sexualité des enfants est beaucoup plus large que celle de l’adulte moyen. Elle peut être considérée comme un aspect du développement de la sensualité qui fait partie, elle, du développement psychologique, social et biologique de tout individu. »

Rassurant, non ?

[1] J’ai, à maintes reprises, pointé ce paradoxe de prétendre « éduquer » à « une pulsion ». Même Freud avait été très clair sur le sujet ! Cf. mes éclaircissements à ce sujet dans une entrevue de 2020 à RCF : https://youtu.be/DutyOaHiwaY [2] https://www.parentsencolere.fr/2023/03/09/🚨-alerte-signalement-🚨/ [3] https://www.sante-sexuelle.ch/assets/docs/Standards-OMS_fr.pdf La version française a été élaborée en Suisse à Lausanne en 2013. [4] Bilheran, A. 2022, L’Internationale nazie, Bookelis. [5] Cf. un entretien que m’avait donné Judith Reisman en 2017, découpé en treize parties, disponible sur les liens : https://youtu.be/BvSB8RHNkmA, et sq. [6] Je rappelle que Judith Reisman a gagné son procès contre Playboy pour diffusion de 6000 images pédopornographiques. [7] « Article « Kinsey, Rockefeller & MK Ultra : Instruments du Nouvel ordre Mondial ». https://www.arianebilheran.com/post/kinsey-rockefeller-mk-ultra-instruments-du-nouvel-ordre-mondial-par-judith-reisman [8] « Il faudrait peut-être leur dire : “tu as vu la sodomie sur Pornhub, allez, on regarde la sodomie tous ensemble”. Ils [les enfants de l’âge de 5-6 ans…] la regardent de toute façon », dixit Karl Zéro le 2 décembre 2020 chez Pascal Praud. https://www.jeanmarcmorandini.com/article-444350-les-propos-chocs-de-karl-zero-il-faut-parler-de-la-sodomie-aux-enfants-des-5-ans-pour-les-mettre-en-garde-video.html [9] Planning familial international, subventionné par la fondation Bill & Melinda Gates, et source « scientifique » de l’OMS. [10] Les enfants peuvent « s’amuser », sur la suggestion de leurs manuels scolaires en France, à réaliser des origamis sur des pénétrations orales, vaginales, anales, mais on est loin de l’imaginaire du Kamasutra : https://www.onsexprime.fr/Plaisir/Les-pratiques-sexuelles/Les-pratiques-sexuelles






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